Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 13:33

Parce que ça fait trèèèèèès longtemps qu'ils traînent... *sifflote innocemment*

~* Le meme des couvertures, taggué par Gaby... Je marche très peu aux "coups de coeurs couvertures" (la faute à ce que je lis, n'est-ce pas), mais ça peut être drôle !^^

1) La couv' qui m'a accroché l'oeil dès le premier regard :

http://www.gillesparis.com/livres/el_cid/el_cid_01.j_1


Ben oui : du rouge, une épée, et le nom d'un des personnages historiques et surtout littéraires qui ont le plus fait battre mon coeur depuis que je sais lire (aaaaah, Rodrigue *µ*), comment voulez-vous que je résiste, moi ? Bon, j'ai un peu beaucoup abandonné la lecture en cours de route (pour des raisons autres que la qualité du roman, et que j'expliquerai peut-être un jour si je le termine et que je publie une chronique dessus), mais ça ne m'empêche pas d'aimer la couv', hein... XD Vous comprenez pourquoi j'ai explosé de rire la première fois que j'ai vu le nom dont Shiori avait affublé son chevalier du Capricorne dans TLC ? 

2) La couv' dont je suis raide dingue

http://tableaux.bookona.org/veritable-artagnan.jpg


Parce que. D'abord.

3) La couv' dont j'engagerai bien l'illustrateur pour mon propre roman

http://mariemarie0000.free.fr/work/img/couverture%20mucha%20copie.jpg


*SBAF* (Oui, je sais, je ... --> [.])

~* Encore et toujours taggué par Gaby (mais de manière encore pluuus lointaine -si, si, c'est possible), le meme du livre adapté sur grand écran !

Donnez votre casting d'acteurs pour votre roman/nouvelle/novella en cours, avec photo. Et tagguez trois autres auteurs de votre connaissance. Bien sûr, ils seront tenus de vous lier dans leur article.>

Bon, on va oublier le tag, de même que pour les autres memes (haha), parce que ça fait tellement longtemps que la chaîne est passée que bon... voilà, quoi ^^;

Sans surprise quant au "roman en cours" choisi, voici donc... le casting de Miroir ! (alors, OUI, je sais, il y a des têtes connues, et les goûts et les couleurs étant ce qu'ils sont, il y en a forcément que vous n'allez pas aimer dans le lot. Prière de ne pas juger les personnages du roman à venir par rapport à la tronche des comédiens que je leur accole vaguement ici, ce truc est avant tout un jeu à prendre au trente-six millionième degré ! Merci d'avance pour votre capacité à prendre du recul, les gens ^___^ ) Par souci de comparaison, à chaque fois, je vous ai mis un dessin de moi correspondant représentant le personnage en question.

Miroir, vicomtesse de Valemarne, l'héroïne éponyme du roman, par Nathalie Portman, rajeunie d'un tout petit poil par rapport à la tête qu'elle a aujourd'hui.

http://2e.img.v4.skyrock.net/2e2/blogdu7emeart/pics/77994451_small.jpg >>>>>> http://fc04.deviantart.net/fs42/f/2009/151/a/5/Exploring_Versailles____by_millenear.png


Pourquoi rajeunie ? Parce que Miroir a beau être un fort jolie brin de fille, comme Nathalie Portman, elle n'en reste pas moins une toute petite gamine de seize ans toute plate et au visage encore très juvénile. La "rondeur" des traits de cette actrice, son petit nez très légèrement retroussé, son teint pâle et ses grands yeux correspondent assez à ce que j'imagine pour la vicomtesse, alors... ^^

Antoine, comte de Valemarne et père de Miroir, pâââââr.............. John Rolfe, dans Pocahontas 2, de Disney.

 
http://i12.photobucket.com/albums/a243/millenear/johnrolfe.png


*se baisse pour éviter les tomates* 

Oui, OUI, je sais, c'est pas un acteur ! Mais je n'y peux, je n'en trouve aucun qui ait à peu près cette tronche là, or c'est exactement celle que j'imagine pour le comte de Valemarne, ancien mousquetaire retiré du service et papa gâteau. Donc voilà, en attendant de trouver mieux, Antoine sera joué par John Rolfe, na. D'abord. (Et oui, pas de dessin d'Antoine, tout simplement parce que je n'ai pas de dessin de lui qui soit à peu près montrable, ha !)

Camille, chevalier de Beaurepaire, dit "le Chevalier", par....

... par personne. Eh vi. A ma connaissance, il n'existe aucun acteur, aucun personne, aucun portrait, rien, que dalle, qui puisse s'approcher de près ou de loin de ce que j'imagine pour le Chevalier. Il est beaucoup de trop de choses à la fois, il a une présence tellement particulière et tellement hénaurme que je doute même pouvoir un jour trouver quelqu'un qui lui ressemblera. 

Ceux qui connaissent un peu mon travail savent déjà que sous mon crayon, en général, il ressemble à ça :

http://fc06.deviantart.net/fs45/f/2009/091/6/a/Camille_is_your_man_XD_by_millenear.png http://fc00.deviantart.net/fs43/f/2009/075/5/c/Pirate___Ye_be_warned_XD_by_millenear.png
 

 

http://i12.photobucket.com/albums/a243/millenear/Camillememe.png


Plutôt grand, bien foutu (forcément *µ*), longs cheveux bruns, grands yeux bleus et bardé de cicatrices jusque sur le milieu de la tronche. Si un jour vous me trouvez un acteur qui puisse à peu près correspondre à ça et qui soit capable d'incarner le plus noble, le plus casse-cou, le plus courageux, le plus insolent, le plus poète et surtout le plus cinglé de tous les capitaines pirates de tous les temps, faites-moi signe XD

Aurélien de Montagny, compagnon d'aventures du Chevalier et ami de Miroir, par Heath Ledger (à condition de l'imaginer avec 15 ans de moins par rapport à la photo ^^; ) 

 

http://www.rmc.fr/images/article/RSUqrcPhcP92adW3gSRBbcdU2qgghQbsQuicklook.jpg >>> http://i12.photobucket.com/albums/a243/millenear/aurlienduelliste2copie.png


Eh oui, c'était le terrible joker qui jouait le petit blondinet de ce navet qu'on appelle Chevalier, mais qui était du navet marrant, ne serait-ce que pour la scène où en plein tournoi médiéval, les spectateurs se mettent à cogner sur les barrières de la lice et à chanter We will rock you XD (oui, c'est n'importe quoi, mais j'adore ce genre de délire !). J'aime bien la tête qu'il a, dans ce film, avec la "douceur" de la jeunesse (et de la blondittude), mais en même temps le côté dur et distant que lui donne sa mâchoire un peu carrée... et même si dans ma tête, Aurélien a un visage beaucoup plus fin, le mélange correspond tout de même assez au personnage, donc... ^^

Et enfin, parce que c'est le SEUL personnage dont j'ai toujours su par qui j'aimerais le voir incarné à l'écran, et parce que c'est le plus beau de tous les temps, voici :

Sidi Selim ben Fayçal Al Fahim, ancien chirurgien de bord de l'Aïcha et amant du Chevalier, par Oded Fehr, aka Ardeth Bay dans les deux premiers La Momie !!! Grouâââââârrrrrr ♥ ♥ ♥ !!

http://ones2watch4.com/content/wp-content/gallery/oded-fehr/oded-4.jpg 

http://www.markdacascosfanfic.mokos.de/scorpion/scorpion3.jpg

http://www.canmag.com/images/front/people2/odedfehr.jpg

http://www.cinemablend.com/images/news_img/4615/4615.jpg
Oui, je suis une sale fangirl et je mets plein de photos si je veux, d'abord

Mis à part l'origine géographique, l'Egyptien Ardeth (vi, parce que l'acteur, lui, est israélien, né de parents européens^^) et l'Algérien Selim n'ont pas grand chose en commun... Ardeth est un guerrier (et un gros bourrin à ses heures), et Selim est un médecin pacifiste. Mais physiquement, c'est ça. C'est complètement ça. 'Pouvez-même garder les tatouages, pour moi, ne vous gênez surtout pas  ♥

Et par curiosité, avec moi, le Selim, il ressemble à ça ;) >>  http://fc09.deviantart.net/fs45/f/2009/087/0/3/El_Toubib_by_millenear.png

~* Enfin, le meme du fandom piqué chez Lilou :

Etape 1 : choisissez un fandom.
Etape 2 : dressez la liste de vos 10 personnages favoris.
Etape 3 : répondez aux questions !


Fandom choisi : Saint Seiya (sans blague XD)

Personnages favoris :
1. Saga
2. Shion
3. Mû
4. Camus
5. Kanon
6. Milo
7. Shun
8. Orphée
9. Aphrodite
10. Marine

1) Avez-vous déjà lu une fic ayant pour couple vos personnages préférés n°5/n°10 ?
Kanon et Shun. Ouaip, c'était deux fics de Hyoga dC, je crois, dont une en collaboration avec Kittyarra : Flashés et Les Amours du Sanctuaire, qui étaient toutes les deux très mignonnes et plutôt marrantes^^ 

2) Trouvez-vous votre personnage préféré n°3 sexy ?
Mû. Ce n'est pas le personnage sur lequel je fantasme le plus hormonalement parlant, et à vrai dire "sexy" n'est pas vraiment le mot pour définir vraiment ce que je pense de lui physiquement. Pour moi, esthétiquement, c'est un être presque transfiguré à force d'être étrange, et qui, s'il devait être qualifié du point de vue de l'apparence, le serait tout simplement par l'adjectif "beau". Ni mignon, ni sexy, ni bien foutu. Juste beau. 

3) Qu'arriverait-il si le n°6 faisait un enfant au n°1 ?
Milo et Saga. Alors là... O_O Joker !! Faudrait vraiment qu'ils aient fait joujou avec des trucs pas clairs dans le laboratoire de Mû, ou alors qu'Athéna se soit torché la gueule bien comme il faut avec Héra, Ilythie et Artémis, et qu'elle leur ait donné la permission de faire des expériences in vitro avec certains de ses chevaliers XD En fait, je crois que ça provoquerait carrément la Révolution au Sanctuaire !

4) Vous rappelez-vous avoir lu de bonnes fics sur le n°9 ?
Aphrodite. Oui, j'en ai lu quelques unes de bonnes (voire même de très bonnes) sur le personnage, mais là, comme ça, maintenant, tout de suite, les deux titres qui me viennent à l'esprit sont le 3e chapitre des Tourmentés de Snaritt (un jour je trouverais les mots pour laisser une review sur ce texte. Un jour.) et le très beau Poison d'Asrial, qui est pour moi l'une de ses meilleures fics (sinon la meilleure). Dans les deux cas, ce n'est pas à lire si vous avez le moral dans les chaussettes !

5) Est-ce que les personnages n°7 et n°2 font un beau couple ?
Shion et Shun. Oh que oui ♥  ! C'est encore une fois Asrial qui m'a convertie avec sa fic Harem, à tel point que... ben vous risquez d'avoir une petite surprise dans le prochain truc que je posterais ^^; (expliquer en détail pourquoi je les aime bien ensemble serait trop long, alors je ne vous dirai qu'une chose : les cheveux verts, ça rapproche XD)

6) N°4/n°8 ou n°4/n°9 ?
Camus et Orphée ou Camus et Aphrodite. Hmmm... difficile, ce sont tous des esthètes, et même si Camus/Aphro parait a priori plus crédible, j'aime bien l'idée du chevalier au coeur de glace avec le musicien capable de faire fondre les coeurs les plus durs, justement... Allez, on va dire Camus/Orphée, juste parce que c'est complètement improbable et que c'est fun XD

7) Qu'arriverait-il si le personnage n°7 découvrait que les personnages n°3 et 8 entretenaient une relation secrète ?
Shun qui découvrirait que Mû entretient une liaison secrète avec Orphée. Mondieumondieumondieu. Je crois qu'il mettrait un moment à retrouver sa mâchoire tombée par terre et ses sourcils collés au plafond, mais au final, il trouverait ça mignon et romantique XD

8) Faites un résumé d'au moins vingt mots pour une fic ayant pour couple les personnages n°2 et 6.
Shion et Milo. Euuuuuuuh... ('tain, pourquoi je tombe que sur des pairings complètement tordus, avec ce truc ?) Suite à sa rupture avec Camus (qui est parti avec Orphée \o/), Milo déprime à mort et Shion décide de prendre les choses en main pour éviter un suicide. Et comme Shion, c'est Shion, Milo finit par oublier Camus et se laisse draguer par le vieux. Fin. *si vous me cherchez, je suis déjà dehors*

9) Existe-t-il une fic particulièrement mignonne ayant pour couple les n°4 et 10 ?
Camus et Marine. Non, pas à ma connaissance... si jamais vous en avez, prévenez-moi ! XD

10) Proposez un titre pour une fic de genre Hurt/Comfort pour les personnages n°1 et 5.
Saga et Kanon. Purée, mais arrêtez, avec le twincest ! D'accord, c'est esthétique, mais quand même ^^;; Enfin, s'il faut vraiment un titre... Allez, quitte à y aller dans le grandiloquent, je vais me faire plaisir : La Revanche des Dioscures. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça XD

11) Comment feriez-vous pour que le n°4 séduise le n°1 ? (Imaginez une intrigue rapide ^^)
Camus et Saga. Naaaaaaaan !!! T__T Je n'aime pas le Saga x Camus, bouin. Ce couple me fait à peu de choses près le même effet que le Mû x Shaka et le Hyoga x Shun : allergie violente, pour cause de surabondance de traitement toujours sur le même mode dans le fandom, et aussi et surtout parce que je trouve que tous ces personnages se ressemblent beaucoup trop pour être réellement intéressants ensemble. Mais bon, puisqu'il le faut vraiment... Allez : un jour, ils se croisent inopinément dans une rue du Quartier Latin ou dans le Square Georges Brassens, et ils se rendent compte qu'ils fréquentent exactement les mêmes libraires. Camus est heureux d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui partage sa passion des bouquins, et il s'arrange pour se rapprocher petit à petit, entre deux rayonnages de poésie française... XD

12) Avez-vous déjà lu une bonne fic hétéro avec le n°7 ? Et une slash avec le n°9 ?
Une fic hétéro avec Shun. Alors là, les mauvaises langues diront que c'est trèèès difficile d'en trouver (et ils n'auront pas tort), mais je me souviens avoir lu il y a très longtemps une fic sur les bronzes et leurs "copines" respectives dans le manga, tous devenus de jeunes adultes (ça commençait d'ailleurs avec Seiya qui viole Saori et Shiryu qui trompe Shunrei en couchant avec une inconnue... eh oui XD), et je garde un bon souvenir de la manière dont avait été développée la relation entre Shun et June, qui étaient tous les deux assez attachants^^ Et une slash avec Aphrodite... des tas ! XD

13) Si vous écriviez une songfic avec le n°10, quelle chanson choisiriez-vous ?
Marine. Eagleheart, de Stratovarius. Parce que. D'abord ♥  

14) Si vous écriviez une fic avec comme couple n°2/n°3/n°6, que mettriez-vous comme avertissement au début de votre fic ?
Shion, Mû et Milo. "Quand l'initiateur et l'initié décident d'inclure un dard supplémentaire dans leurs petits jeux. Attention atlantes." (pardon).

15) Quel plan drague utiliserait le n°8 pour séduire le n°5 ?
Orphée et Kanon. Il lui jouerait de la musique, bien sûr ! Kanon est surtout fan de rock, de métal et de punk, donc je pense que le Joueur de Lyre devrait quelque peu revoir ses partitions, mais à part ça, ça ne devrait pas poser trop de problèmes XD

16) Défi : écrivez un drabble avec pour couple n°10/n°8.
 
Marine et Orphée.

En remontant des Enfers, ainsi que le voulait ce destin qu'il avait toujours fui en s'obstinant à rester auprès d'Eurydice malgré son échec, la première pensée d'Orphée avait été que lorsqu'il y retournerait, ce ne serait qu'après avoir péri de la main d'une femme. Bacchante ou future disciple, peu importait. Son assassin serait femme, et il la bénirait, car elle le renverrait vers sa femme à lui. Sa seule crainte avait été qu'elle ne lui laissât pas le temps de racheter ses années de fuite comme il le souhait, en donnant aux hommes ce qu'il avait de plus beau : sa musique.

Aujourd'hui, cependant cette crainte n'était plus.

Elle s'appelait Marine, et appartenait à l'ordre des chevaliers d'argent, comme lui. Aussi rousse qu'Eurydice avait été blonde, aussi dure et forte que la femme qu'il avait laissée aux Enfers avait été fragile et douce. Elle avait été la première à venir à sa rencontre, lorsqu'il était revenu au Domaine Sacré, et la première à venir l'écouter lorsqu'il avait commencé à jouer. Fidèle à son propre mythe, la lyre d'Orphée avait tout charmé, au Sanctuaire : les hommes, les oiseaux, les fleurs, les pierres.

Alors non, la crainte d'Orphée n'était plus.

Elle avait été remplacée par une autre.

Celle qui s'était emparée de lui lorsque, l'entendant jouer pour la toute première fois, Marine avait ôté son masque. 
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:22

Du feutre, du feutre, encore et toujours du feutre... avec un poil de crayon, quand même, ce coup ci XD Comme d'habitude, cliquez sur les previews pour voir les images en grand.

~* Pour Asrial, mini doujin illustrant une scène d'Erg

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Parce que ce texte et cette scène en particulier m'ont fait couiner comme la dernière des midinettes et que je devais absolument tenter d'y rendre hommage ♥ (et puis, Mû en princesse du désert, quoi XDDD) Merci encore à Asrial pour cette très belle fic !!

~* Pour Lilou Black, (tentative d')illustration pour Poupine et Thierry // Conte pour adultes pas sages 
 

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Parce que Lilou est une vilaine qui écrit des grosses bêtises quand je raconte des conneries sur LJ et qui en profite après pour lancer des défis aux revieweuses sans défense XDDD

~* Pour personne en particulier, j'avais juste envie de Marine et Shina parce qu'elles sont terriblement sexy et que j'ai envie de minettes sexy en ce moment
 

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Et enfin, pas d'illustrations, mais deux textes ou bouts de textes inédits dont je ne sais pas trop quoi faire... alors je vous les mets ici ^_____^ Je suis gentille, hein ?

~* "C'est mauvais pour la santé"
, un petit drabble écrit pour Lilou cette semaine dans le cadre de l'édition spéciale Haïti organisée par la communauté LJ Créer pour Aider. /!\ yaoi, cynisme, violence et sous-entendus scabreux inside /!\ 

Personnages : Saga, DM et Aphrodite.
 
-Tu ne devrais pas t’énerver comme ça, tu sais.

Le poil gris et l’œil rouge, Saga ne daigna même pas relever la tête. La main tremblante du messager, ou plutôt de ce qu’il en restait, venait d’attraper le bas de sa robe, ce qui le fit légèrement tressailir. Ses oreilles bourdonnaient encore de la mauvaise nouvelle qu’il venait de lui apporter, mais le rouge du sang sur l’immaculé de la soutane était un spectacle suffisamment plaisant pour le calmer.

Un peu.

-Et pourquoi ne devrais-je pas m’énerver, selon toi ?

-Parce que c’est mauvais pour la santé, pardi, sourit DeathMask, nonchalamment installé sur l’accoudoir du trône.

-La mienne ou la sienne ? ricana le Pope en donnant un nouveau coup de pied dans les côtes du messager.

-La mienne, bien sûr !

Sursautant, les deux psychopathes se tournèrent vivement vers le chevalier des Poissons, dont la voix venait de s’élever à l’autre bout de la salle.

-Vous faites trop de bruit, murmura Aphrodite, à demi-nu, avec l’air d’un homme qu’on vient de tirer brutalement du lit. J’ai horreur de me faire réveiller en sursaut, je suis toujours incapable de me rendormir après.

Saga et DeathMask échangèrent un coup d’œil, tandis que le messager s’accrochait de plus belle.

-Oh, mais… Es-tu vraiment obligé de te rendormir ? demanda le chevalier du Cancer en se passant la langue sur les lèvres.

Le jeune Suédois renifla avec hauteur, avant de remonter le drap noué autour de sa taille et de se diriger à nouveau vers la chambre.

-Ne viens pas te plaindre si je me tartine de fard demain matin pour cacher les cernes.

-… Tu viens aussi ? demanda le Cancer à Saga après quelques secondes, une fois que la tenture se fut rabattue sur Aphrodite.

Un nouveau sourire étira les lèvres du Grand Pope, dévoilant une rangée de dents que les plus grands fauves n’auraient pas reniée.

-Je nettoie un peu et j’arrive.

-C’est ça aussi, l’hygiène…

Saga haussa les épaules, et tandis que DeathMask prenait la direction de la chambre, lui-même se tourna de nouveau vers le messager. Après tout, ne pas faire le ménage aussi, c’était mauvais pour la santé…


Alors, oui, je sais, c'est fin comme du gros sel ^^;  On est psychopathe ou on ne l'est pas.

~* Un truc sans titre, le début d'un texte de Noël que j'avais initialement prévu d'écrire à la place de Nous dormirons ensemble, mais qui finalement n'a pas abouti. Trop de guimauve pour mon humeur de l'époque, sans doute... ^^;

Bien à l’abri derrière le morceau de colonne effondrée qui lui servait de cachette provisoire, le jeune soldat plissa les yeux.

Personne à droite, personne à gauche.

Pouvait-il se risquer à découvert pour rejoindre ses compagnons d’armes, qui lui faisaient signe depuis la tranchée ? Non, bien sûr, leurs ennemis n’hésiteraient pas à en profiter… Mais alors, par où progresser ? Il y avait bien cette autre colonne, couchée dans la neige, en travers du champ de bataille, qui s’il pouvait l’atteindre lui fournirait un excellent moyen de franchir le no man’s land sans se faire repérer des tireurs d’en face… Ils étaient plus forts et mieux entraînés, nul doute qu’ils feraient mouche si jamais il faisait la bêtise de leur en donner l’occasion.

Souriant, le tirailleur d’infanterie plongea ses deux mains nues et glacées dans la neige, afin de se confectionner de nouvelles munitions. S’il pouvait seulement détourner l’attention de l’ennemi en visant le coin opposé, là-bas…

« Scorpion du Désert à Bélier des Montagnes, me recevez-vous ? Je répète, Scorpion du Désert à Bélier des Montagnes, me recevez-vous ? »

Le « Bélier » en question sourit de nouveau, en frottant un peu ses oreilles qui venaient de grésiller très fort, et répondit par un « 5 sur 5 » mental à la tentative de message télépathique de son compagnon, qui depuis qu’il avait compris le truc pour contacter ses collègues par cosmos interposé, usait et abusait de cette technique quelle que soit la situation. Lui-même était déjà suffisamment doué, et avait de surcroît bien trop l’habitude de régler et filtrer ses propres émissions psychiques pour réellement souffrir du manque de maîtrise de son compagnon, mais il [...]


Et oui, ça se termine comme ça, en plein milieu d'une phrase. D'abord >.> 

Comme précédemment, Lilou, dis-moi si tu veux la version en HD du machin si dessus !^^ 
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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 18:14
Parce que j'ai le crayon qui me démange en ce moment et que j'ai envie de m'amuser avec les feutres. A chaque image, cliquez sur la preview pour l'avoir en grand ;)

 ~* Pour Lilou Black, illustration de la première partie de Deux bonbons.

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Parce que c'est du Lilou, parce que c'est du Mû x Saga, et parce que je crevais d'envie de dessiner le Bélier en pantalon afghan et gros pull marron avec sa tasse à Mickey. Merci encore, ma pote ♥

 ~* Pour Alaiya, illustration d'une scène du chapitre 27 d'Une deuxième chance (dont je me suis permise d'ajouter un lien vers le blog consacré dans ces colonnes douteuses... j'espère que la dame ne m'en voudra pas ^^; )

Photobucket
Parce que je profite d'être en vacances pour relire les derniers chapitres avant de continuer, et que cette scène où Angelo fait remarquer à Thétis qu'il y a écrit "grosse bêtise" sur son front me fait toujours autant rire. Cette fic est un OVNI, dans tous les sens du terme, mais un OVNI tellement génial que même une fan très difficile comme moi a trouvé du plaisir à se le prendre dans la figure. Et puis, c'est une des très rares fics à m'avoir fait réellement apprécier le personnage de DM, alors je me suis dit que j'allais marquer le coup... ;p Outre qu'il m'a fait rire, j'ai choisi d'illustrer ce moment parce que j'aime les couleurs vives, et qu'il y a très peu de scènes dans cette fic qui pouvaient se prêter à une "ambiance" graphique de ce genre... Ce petit échange léger m'avait fait l'effet d'une bouffée d'oxygène entre deux plongées en apnée (ben oui, cette fic, c'est pas les aventures d'Amélie Poulain au Pays des Bisounours !), donc oualà XD

~* Pour MOUAH (parce qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même), illustration pour Héautontimorouménos, mon dernier machin en date^^

Photobucket
Parce que Saga torse nu en jean troué qui fume une clope. D'abord \o/ (même si comme dirait Asrial, on dirait qu'il vient de tomber sur Saori en train de se faire culbuter par Jamian ^^; )

Voilà, j'espère que ça vous plaît, les filles... Je suis beaucoup plus à l'aise avec la plume qu'avec le crayon, mais si modeste que soient mes capacités dessinesques, j'avais envie de les mettre au service du talent d'auteurs que j'aime ;) Dites-moi si vous souhaitez que je vous envoie les versions en HD ! 

D'autres illustrations de fics à venir bientôt, normalement !^^ 
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 18:32
Il est tout beau, il est tout neuf, il est tout frais publié et il est ici. Ca s'appelle "Heautontimorouménos" (non, ce n'est pas le nom du dernier virus en date qui circule) et ça parle de Mû et Saga, pour changer. Rien d'explicite, que des non-dits, pas de baiser, pas de déclaration en bonne et dûe forme, niet, à peine quelques effleurements par-ci par-là et une ambiance romantico-rock n' roll assaisonnée à la sauce Baudelaire. J'en avais envie depuis très longtemps, alors j'ai profité d'un capital neurones à reconstituer après les partiels pour me lâcher un peu \o/

Pourquoi Mû et Saga, me demanderez-vous ? Après quatre ans passés à n'écrire que de l'original, ou presque, quatre ans à suer sur Miroir, sur mes pastiches Dumas, sur les aventures du chevalier des Halliers (qui a changé de nom entre-temps, au passage, et qui s'appelle désormais Ariel de Bois-Fleuri), et sur d'autres textes historiques, bref, après quatre ans passés le nez plongé dans l'univers des aventures de Cape et d'Epée, pourquoi me remettre à la fanfic maintenant, et surtout, pourquoi à la fanfic Saint Seiya ?

Je crois l'avoir déjà dit à de nombreuses reprises, mais bien avant Dumas, bien avant HP et bien avant le théâtre classique que j'affectionne tant et qu'il m'est arrivé de pasticher (voir ici), Saint Seiya a été le tout premier univers dont je suis réellement tombée amoureuse, quand j'avais dix ou onze ans, que nous venions de nous installer dans notre nouvelle demeure et que je découvrais les miracles du câble et du satellite, planquée entre deux piles de cartons, les yeux fixés sur l'écran de la télé tout juste branchée et installée tant bien que mal sur une chaise branlante. C'était la grande époque de la chaîne Mangas, sur TPS, dans les années 99/2000, et je crois que je me souviendrai longtemps de ce générique qu'ils nous passaient, en ce temps là, pas le célèbre "Les Chevaliers du Zodiâââââââqueuh", mais un autre de Bernard Minet, tout aussi ridicule quand on l'écoute aujourd'hui, mais tellement chargé de nostalgie que ça m'arrive encore, du haut de mes 20 ans actuels, de me le repasser en boucle en chantant les paroles à tue-tête... *o*

L'aventure est sur tooooon chemin
Il suffit de teeeeendreuh ta main
En chantant ce petiiiiit refrain
En avant, en avant, chevalieeeers

Garde tes yeux sur l'hooorizon
Fais ton devoir aveeeeec passion
Et surtout chanteuh la chanson
La chanson, la chanson des chevalieeeers 


Eh bien croyez-le ou non, mais ce générique a vraiment été le point de départ de beaucoup de choses. Les lecteurs de ce blog et ceux qui connaissent un peu mon travail savent que s'il y a bien un fil conducteur dans mes oeuvres, c'est toujours la notion de Chevalerie.  Que ce soient les personnages de Miroir, le Chevalier et Aurélien, que ce soient Raoul de Bragelonne, Athos et d'Artagnan dans mes pastiches Dumas, ou que ce soient les pages et les pages de chroniques de lecture que j'ai écrites ici et qui encensent à tour de bras des figures telles que Pardaillan, Zorro, Lagardère, Rodrigue, Don Quichotte... bref, que ce soit n'importe laquelle de mes petites obsessions personnelles, vous ne ferez jamais un pas dans mon univers sans tomber à un moment ou à un autre sur une figure chevaleresque. Et la naissance de cette obsession, ce n'est pas aux Mousquetaires que je la dois, contrairement à ce qu'on pourrait croire, mais bel et bien aux aventures de Seiya, Shiryu, Shun, Hyoga et Ikki. 

Ben oui, à force d'entendre brailler "En avant, chevaliers !!" toute sa petite adolescence, on finit par avoir envie de réfléchir au concept XD

Et la matière à ce genre de réflexion, ce n'est pas ce qui manque, dans Saint Seiya.

J'ai posé la question du "Pourquoi Mû et Saga ?" plus haut, dans cet article. C'est simple : ils incarnent chacun à leur manière un aspect de cet idéal chevaleresque et de ce monde hérité à la fois des légendes arthuriennes, du modèle du conte de fées et du roman d'aventures moderne que j'ai passé quatre ans de ma vie à développer dans Miroir. Ce n'est pas pour rien, si une fois, sur DevianArt, pour répondre à la question d'un visiteur, j'avais expliqué que le personnage de Selim était né sous le signe du Bélier, et Camille de Beaurepaire sous celui des Gémeaux... Dans Miroir, Selim est le Médecin. Il est l'Etranger, l'Idéal à atteindre pour Camille qui s'est mis en Quête afin de le retrouver, mais son rôle est d'abord et avant tout celui du médecin. Celui qui soigne, celui qui lit sur le corps de Camille et sur celui de ses patients. Et quant à Camille, ce n'est plus un secret, ne serait-ce qu'avec ce beau surnom empanaché qui le suis partout et sous lequel on le découvre en premier dans le roman, il est le Chevalier. Pas un chevalier de la Table Ronde mais un chevalier de la génération post-Don Quichotte, comme je l'explique ici, un héritier de la chevalerie classique qui détonne au milieu de son siècle, mais qui surmonte ce handicap en ouvrant la voie vers les principes de la modernité. Camille de Beaurepaire est un Pirate, au sens fort du terme, un homme qui a choisi de se placer volontairement en marge du système pour ne pas avoir à en adopter les valeurs et pour continuer à penser comme il lui plaît. Il reste fidèle aux idéaux chevaleresques de l'honneur, de la loyauté, de la probité et de la générosité, mais il se bat sous les couleurs du Drapeau Noir. Fondamentalement, il a donc deux visages, deux réalités. Il est Chevalier ET Pirate. Il est la Chimère, la créature hybride et impossible à faire rentrer complètement dans l'une ou l'autre catégorie.

Tels sont ces deux personnages, le chirurgien Selim Al-Fahim et le Chevalier-Pirate Camille de Beaurepaire, deux des piliers de mon roman et deux compagnons qui me suivent depuis un très long moment, déjà.

A ce stade de la réflexion, ceux qui connaissent un peu Saint Seiya auront sans doute déjà deviné où je veux en venir. Je crois sincèrement que si j'ai craqué aussi vite pour le couple Mû x Saga quand j'ai visité le site d'Ariesnomu pour la première fois, si ce pairing m'a paru aussi évident et aussi bien assorti, c'est parce que quelque part, ils reproduisent exactement le même schéma que Camille et Selim. Avec eux, j'ai retrouvé mes marques, j'ai retrouvé mon association fondamentale Figure Chevaleresque/Créature Féérique et Mystérieuse (qui est aussi celle qu'on retrouve dans le couple Aurélien/Miroir...), et même si ces deux personnages appartiennent à un autre, même s'ils ont leur histoire bien à eux et une dimension propre à cet incroyable univers mythologique qu'est celui de Saint Seiya, eh bien ils font écho à tout ce que j'ai eu dans la tête ces dernières années.
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Vi, je sais, il a quelques petits problèmes de proportions au niveau du torse ^^;

Saga, c'est le Monstre. Le Névrosé, le Schizophrène, le Malade Mental, le Psychopathe, le Traître aux autres et à lui-même, tout ce que vous voulez, mais le Monstre. A l"origine, "monstrum", en latin, ça signifie "ce que l'on montre". Ce qui saute aux yeux, ce qui attire le regard. Par extension, cela a fini par désigner ce qui était difforme, "spectaculaire" et digne d'être pointé du doigt au milieu de la masse des individus "normaux". Il est Fou. Fou et lucide, atrocement lucide comme le prouvent ses nombreuses disputes avec lui-même et l'aveu qu'il fait à Seiya, lorsque celui-ci découvre son vrai visage, à la fin de la Bataille du Sanctuaire. Il y a une fameuse citation de Chesterton qui définit parfaitement la Folie telle qu'elle est incarnée par le personnage de Saga : "Le fou n'est pas l'homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison." Il est l'homme à la conscience double, celui qui est à la fois le Bien ET le Mal. Il n'est pas l'un ou l'autre, il ne peut pas être l'un et pas l'autre. 

Comme Camille, Saga est l'Homme aux Deux Visages, l'hybride qui associe à la fois une nature profondément chevaleresque et une tendance au Chaos et à l'Anarchie qui le pousse à à défier les Dieux, c'est à dire l'ordre des choses. Comme Camille, Saga est une Chimère. Une créature mi-Chevalier mi-Félon (tous deux étant des archétypes des chansons de geste médiévales, voir Roland et Ganelon dans la plus célèbre d'entre elles), et une variation autour de ce thème du Monstre, de la Difformité et de l'Hybridité. Une autre citation qui à mon sens définit parfaitement le personnage de Saga, c'est celle de Pascal : "L'Homme n'est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête."

Avec cette pensée, Pascal définit le genre humain. Et si elle colle aussi bien au chevalier des Gémeaux, c'est parce que le chevalier des Gémeaux représente le genre humain à lui tout seul.  Et si Saga est pour moi LE personnage qui se rapproche le plus de la figure du Chevalier Arthurien dans tout l'univers de Saint Seiya, c'est précisément à cause de cette difformité typiquement humaine. Il n'est pas Galahad, il n'est pas l'Elu, le Chevalier Parfait et sans faille qui mène sa Quête jusqu'au bout sans la moindre faiblesse ni le moindre doute. Cela, ce serait plutôt Aioros. Non, Saga, lui, c'est Lancelot, c'est Perceval, c'est le Chevalier qui a failli en cours de route. Comme eux, Saga était un Elu potentiel, mais il a laissé passer sa chance de trouver le Saint Graal (même si oui, je sais, dans certaines versions c'est bien Perceval qui le trouve) car il a faibli au dernier moment. 

Or, et je pense que tous les grands fans de la légende arthurienne vous diront comme moi, s'il y a UN personnage chiant et inintéressant dans toute cette histoire, c'est bien Galahad. Et s'il y a des personnages intéressants, au contraire, ce sont les chevaliers d'Arthur qui faiblissent en cours de route, les Gauvain, les Lancelot et les Perceval. Ce n'est sans doute pas pour rien si ce sont leurs noms à eux que la Postérité à le plus souvent retenu, et pas celui du fils d'Ellan. Et ce n'est sans doute pas pour rien (même si on est d'accord, je ne sous-estime absolument pas le pouvoir ultime du Grosbill et de la Paire de Fesses dévoilées dans les Thermes sur les fanboys et les fangirls XD) que Saga est un personnage aussi populaire auprès des fans de Saint Seiya =) Il fascine, parce qu'il nous ressemble et que, comme nous, il n'est pas parfait. La perfection, c'est triste et ça ne sert à rien dans un univers où le but du jeu est justement d'apprendre à surmonter ses faiblesses pour devenir plus grand et plus fort. Résultat, Aioros meurt dès avant le début de l'histoire, et le chevalier des Gémeaux (que ce soit à travers la figure de Saga ou celle de Kanon, qui incarne la même imperfection que son frère), traverse tous les chapitres, en étant à chaque fois une figure centrale. Scénaristiquement et humainement parlant, le poids sur la balance a tranché.

 
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Pour accompagner cette humanité profonde de la figure du Monstre ou du Chevalier, à mon sens, il faut un autre archétype des légendes médiévales ou populaires. Il faut une Fée. Pas une Demoiselle en détresse (les demoiselles en détresse, c'est comme les chevaliers parfaits et sans faille, c'est chiant et ça sert à rien), pas une Dame invisible qui n'est là que pour être invoquée par le chevalier au moment d'accomplir un exploit (je crois que Cervantès a vraiment tout compris, quand il l'a parodiée avec Dulcinée XD), mais une Créature Magique et Mystérieuse qui contrebalancera la réalité profonde du guerrier chevaleresque. Et c'est pour ça que dans mes histoires, j'associe très souvent cette figure de la fée à celle du Médecin. Selim, mais aussi Miroir, sont dans ce cas. Selim est le chirurgien de marine, Miroir est celle qui guérira Aurélien de ses peurs profondes. Selim est l'Etranger, comme je l'ai déjà dit, l'homme venu d'ailleurs et qui ne ressemble à rien de ce que Camille a pu connaître, et Miroir est celle dont Aurélien n'est même pas sûr qu'elle soit véritablement humaine. Tous les deux sont des Soignants et des Mystères. Des Autres.

Des Rêves qui se concrétisent.

Et comme Camille et Aurélien, je pense que c'est ce dont à besoin le Chevalier Saga. Le Monstre en lui a besoin de Beauté, et le Guerrier a besoin de Soin. A mes yeux, c'est exactement ce que Mû incarne. De tous les personnages de Saint Seiya, le chevalier d'or du Bélier est sans nul doute ce qui se rapproche le plus de la créature féérique. Fondamentalement, il est le Magicien. Celui qui dès sa première apparition se révèle doté de pouvoirs paranormaux et d'aptitudes extraordinaires, même au sein d'une caste de surhommes : il est celui qui répare les armures, celui qui les ressuscite lorsqu'elles sont mortes, celui qui a conscience de ne pas être un Dieu et de ne pas être capable de redonner la vie sans sacrifice. Bien avant d'être un combattant, Mû est d'abord un médecin et un guide pour les héros, comme Viviane est un guide pour Lancelot, à l'instar de Morgane pour Mordred. 

Et comme elles, il est également un peu inquiétant. D'abord parce qu'à l'instar de Selim, il est une figure d'Etranger. Le premier, maure et musulman, l'était dans la France du XVIIe siècle, et Mû lui, Atlante et Jamirien, l'est dans le monde grec du Sanctuaire. Son absence de sourcils et ses deux petits points sur le front participent également à cette vision du personnage, de même que son androgynie et sa délicatesse naturelle, qui tranche avec sa puissance et le côté profondément masculin du Signe du Bélier (même si oui, je sais, au Japon ce signe est considéré comme féminin, because printemps, renouvellement du cycle, petits oiseaux, tout ça). Physiquement et mentalement, Mû incarne donc l'étrangeté, dans tous les sens du terme, et reste sans doute l'un des personnages les plus énigmatiques de toute la série... bien malin celui qui devinera ce qu'il pense et les raisons de ses choix ! Et c'est précisément ce côté mystérieux et un peu dérangeant dans les motivations qu'il affiche qui me fascine ("S'il était possible de faire quelque chose, nous aurions, le Vieux Maître et moi, agi depuis longtemps... mais ceci est une épreuve du Ciel infligé à Athéna". Mouais. Je ne peux pas m'empêcher de trouver ça un peu bancal pour justifier l'hécatombe de la bataille du Sanctuaire, quand même XD *si on excepte bien sûr l'explication fondamentale à cette non-intervention de Mû qui est : "ce sont les bronzes les héros, le but du jeu pour l'auteur est de leur faire traverser les Douze Maisons en affrontant les chevaliers d'or un par un, donc personne ne s'interpose", bien sûr*). Mû et ses motivations profondes sont une mine de réflexions et de théories pour les auteurs tordus dans mon genre... et c'est précisément cela qui rend le personnage inquiétant, en plus de son côté "exotique". Un troisième élément qui me fait dire que Mû n'est absolument pas le personnage lisse et trop parfait que beaucoup décrivent, mais qu'il a lui aussi au contraire ses zones d'ombre qui le rendent intéressant, c'est cette extraordinaire clairvoyance qui le caractérise, et qui rend parfois les vérités qu'il assène un peu dérangeantes (certains personnages n'aiment pas qu'on leur fasse remarquer qu'ils sont sur le point de faire des bêtises plus grosses d'eux... n'est-ce pas, Aiolia ?). Il fait des choix et il les assume jusqu'au bout, quelles qu'en soient les conséquences... je crois que le moment où il offre sa vie à Shion en punition de sa désobéissance tout en continuant de lui barrer le passage en même temps qu'à DeathMask et Aphrodite restera toujours un de mes préférés. En cela, pourrais-je dire, Mû est également une figure de Chevalier... et peut-être aussi une Chimère à deux visages, si l'on va jusqu'au bout du raisonnement ;)

En clair (Ciel, j'en ai encore écrit des tartines O.O), voilà donc une partie des raisons qui font que j'ai si facilement replongé dans Saint Seiya... et une partie de celles qui expliquent mon obsession pour le duo Mû x Saga, personnages grandement complémentaires, à mon sens, héritiers de plusieurs traditions, même si j'ai fait le choix pour cette étude de ne me concentrer que sur la notion de "chevalerie" telle qu'elle est perçue dans notre culture occidentale. Ceci n'est bien entendue qu'une ébauche d'analyse un peu décousue (surtout sur la fin... il est tard !), et le sujet mériterait bien d'autres développements... mais je vais m'arrêter là pour ce soir, j'en ai assez et vous aussi, je crois (d'ailleurs s'il y en a qui ont lu ce pavé jusqu'au bout, je leur tire mon chapeau !).

Et puis, il faut bien que je garde des choses à dire pour la prochaine fois, non ? ;)
 
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 19:53
J'ai longuement hésité sur le titre à donner à cet article, que j'avais d'abord pensé appeler "L'Effet Papillon", ou encore "Ouroboros... Aïe." (le serpent qui se mord la queue, l'éternel retour, tout ça...), mais finalement je pense que c'est encore celui-ci qui convient le mieux à ce qu'il risque de vous inspirer... Parce que non non, je ne suis pas une alien ayant piraté ce blog et me faisant passer pour sa propriétaire décédée ^^; C'est bel et bien moi, je suis toujours vivante, même... (*compte*)... même après NEUF MOIS de silence ! La vache, le temps d'une grossesse O.O 

De fait, j'aimerais vraiment pouvoir vous dire que ces looooongs, trèèèès longs mois d'absence ont été consacrés à des travaux secrets, à un projet de titan, à une entreprise extraordinaire qui aurait nécessité tout mon temps, toute mon attention et toute mon énergie, et qui me permettrait aujourd'hui de vous livrer un magnifique bébé fini, une véritable oeuvre d'art terminée...

Mais non.

"Heu ! Miser !"
, comme dirait l'autre.
 
Ce blog n'a jamais eu et n'aura jamais vocation à raconter ma vie personnelle, aussi je ne vais pas m'étendre sur les raisons qui m'ont poussée à ne donner aucun signe de vie pendant tout ce temps, mais sachez seulement qu'à l'heure où je vous parle, beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) de choses ont changé pour moi, tant au plan situationnel qu'artistique, dirons-nous. En neuf mois, de provinciale je suis devenue parisienne (eh ouais), de khâgneuse je suis devenue étudiante en 3e année de Licence, et d'apprentie plumitive enthousiaste qui venait de poser un premier point final à son roman, je suis redevenue une misérable fangirl se complaisant allègrement dans ses travers de jeunesse XD (enfin, pas tant que ça, il y a un lien qui subsiste entre ma production actuelle et l'univers de Miroir, mais cela fera l'objet d'un prochain article^^)

Ceux qui m'ont dans leurs Alerts FF.Net le savent déjà, mais depuis quelques mois, maintenant, je me suis remise à la fanfic... retour à mes premières amours, ou plutôt à MON tout premier amour (eh oui, même avant Dumas !), j'ai nommé Saint Seiya, aka. les Chevaliers du Zodiaque.
 


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Très rapidement, un petit aperçu de ce que j'ai pu gribouiller ces derniers temps (cliquez sur les previews pour avoir les images en entier)... Il y a beaucoup de Mû, il y a beaucoup de Saga, et c'est bien normal, parce que ce sont deux personnages qui m'obsèdent particulièrement, et sur lesquels je passe mon temps à écrire en ce moment... Sans doute feront-ils plus tard l'objet d'un article détaillé et plus particulièrement consacré à Saint Seiya, donc je ne vais pas non plus en écrire des tartines ce soir, mais sachez tout de même que ma passion pour ce duo est en très grande partie (pour ne pas dire entièrement) dûe au travail d'Ariesnomu, dont je vous invite vivement à aller visiter le site ! (Warning : yaoi inside !) C'est beau, c'est grand, c'est rempli de fanarts du Bélier mauve et du Gémeau bleu (entre autres beaux gosses XD), c'est tout plein de fics très chouettes et, cerise sur le gâteau, vous y trouverez la superbe illustration qu'elle a eu la gentillesse de réaliser suite à mon dernier one-shot, j'ai nommé Nous dormirons ensemble.

J'ai un peu fait le ménage dans les quarante-douze millions de liens qui s'alignaient dans ces colonnes (que les gens me pardonnent !) , mais je l'y ai rajoutée, ainsi que Caro, dont le le site Antarès, l'antre du Scorpion, est également très fourni en fanarts et en fics (dont une des miennes, qu'elle a très gentiment accepté de publier^^) de qualité ! Ne pas oublier non plus la page FF.net de l'irrésistible Asrial, qui supporte mes élucubrations saintseiyatesques depuis un petit moment, déjà, et dont les histoires sont toujours des bijoux d'humour et de bishônen ! En clair, trois indispensables pour tous les fans de Saint Seiya qui n'ont rien contre le fait de voir nos chevaliers préférés mis ensemble^^ 

Voilà, je terminerai sur une liste, celle des textes que j'ai publié dernièrement (parce que NON, je n'ai pas passé ces neuf mois à glander, j'espère que vous l'avez bien compris XD), et dont l'ensemble constitue une série à peu près cohérente, du moins je l'espère. Il s'agit en effet chaque fois du même "univers", centré bien entendu sur la relation entre Mû et Saga, que je m'échine à développer et à enrichir, sans me priver de digresser un peu sur tous les autres personnages/couples que j'aime... Pour les amateurs, vous y trouverez pas mal de Shion (Bélier vert powaaa !), un arrière fond de Kanon x Rhada assez conséquent (j'aime le Dragon des Mers et la Vouivre ensemble !), et toujours un peu de Camus x Milo sur un mode plus ou moins comique, parce que quoiqu'on en dise, le Camus x Milo, ça reste le Bien Ultime ^o^ 

J'ai une fic longue en préparation, dont vous risquez de réentendre bientôt parler, mais en attendant, j'ai donc à mon actif :
Ma toute première. Ma plus longue, aussi. L'épopée d'un grand petit Saga de 11 ans qui apprend ce que signifie réellement "être chevalier", et qui rejoue en secret la légende de Saint-Christophe... ou comment l'homme peut se changer en titan dès lors qu'un enfant lui tend les bras.
La dernière que j'ai écrite, mais la seconde dans l'ordre chronologique de l'histoire. Cinq ans après Un Chant d'Homère, les derniers espoirs et les dernières promesses de deux enfants, juste avant la tragédie que l'on sait.
Pas vraiment la suite des deux précédents, mais plutôt une petite digression légère (et complètement délirante, il faut bien l'avouer), centrée non pas sur Mû et Saga, pour une fois, mais sur un autre personnage que j'adore, j'ai nommé Kanon des Gémeaux ! Les pérégrinations et les expériences gustatives d'un pirate bois-sans-soif dans un Sanctuaire qui se révèle être une véritable caverne d'Ali-Baba de la picole... Thé, alcool, et Kanon x Rhada, entre autres ! ;)
Ecrit suite à une idée de prompt lancée avec Ariesnomu, c'est peut-être à ce jour mon texte préféré. Comme "Hic Bibitur", il s'agit davantage d'une digression, ou plutôt d'une séquelle très lointaine à ce que je développe dans les fics précédentes (et à ce que je développerai dans la prochaine, mais chuuut !). Les pensées, les doutes, et la mélancolie de Mû, qui s'est donné tout entier à un homme qui ne pourra jamais lui rendre totalement la pareille.

Voilà, c'est tout pour ce soir... Comme vous le voyez, retour au monde de la fanfic or not, on est une sale littéraire de merde ou on ne l'est pas XD Je ne promets rien quant à la régularité, mais promis, je suis revenue dans la blogosphère, et je vais tâcher de me réintégrer tout doucement... Un grand merci en particulier à Gaby, ma Gaby que j'aime, toujours présente et toujours capable de me mettre son pied où il faut et quand il faut, et à Lilou, dont les derniers messages m'ont fait réaliser à quel point je passais à côté de plein de trucs, en jouant aux mamans ours comme je l'ai fait... Puissent les rares lecteurs survivants de ce blog me pardonner, en espérant que je n'ai plus à disparaître aussi longtemps dans l'avenir. 
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 17:35
Mademoiselle de Maupin
Théophile Gautier
 


Je me suis épris d'une beauté en pourpoint et en bottes, d'une fière Bradamante qui dédaigne les habits de son sexe, et qui vous laisse par moments flotter dans les plus inquiétantes perplexités ; - ses traits et son corps sont bien des traits et un corps de femme, mais son esprit est incontestablement celui d'un homme. Ma maîtresse est de première force à l'épée et en remontrerait au prévôt de salles le plus expérimenté ; elle a eu je ne sais combien de duels, et tué ou blessé trois ou quatre personnes... : - singulières qualités pour une maîtresse ! il n'y a qu'à moi que ces choses-là arrivent. 
 
Depuis le Swap Cape et Epée et l'article de Ys, j'attendais impatiemment l'occasion de me procurer et de dévorer ce roman, qui ne pouvait que faire de l'oeil à la maniaque du genre que je suis. Mon séjour à Paris du week-end dernier m'a enfin permis d'attraper l'occasion en question par la houpette, puisque je m'y suis procuré une très belle édition de 1874, assez rapée pour imposer le respect mais suffisamment solide pour ne pas craindre d'être manipulée par une cinglée. En clair, je me suis doublement régalée avec ce livre, coffre au trésor poussiéreux à souhait (rien qu'à l'odeur, ma température corporelle est montée en flèche) et rempli de merveilles, comme de juste. 

[mode manique pédante/add on]
On a l'habitude de considérer ce livre comme le premier roman de Cape et d'Epée... Bon, je le savais dès avant de l'ouvrir, mais je ne peux pas m'empêcher de le répéter ici en double gras surligné : c'est bien sûr faux et archi-faux, Mademoiselle de Maupin n'est absolument pas un roman du genre. Stricto-sensu, même Les Trois Mousquetaires n'en est pas, d'ailleurs. Le "KPDP" pur et dur, c'est Achard, Féval, et plus tard Zévaco... Dumas n'est que le père, et Gautier le grand-père, même si je reconnais volontiers qu'on ne fera jamais mieux dans le genre que Le Capitaine Fracasse, qui est l'exception qui confirme la règle.
[mode pédante/add off, vous pouvez ranger les tomates]

Formellement, le roman se présente un peu à la Werther, recueil de textes à la première personne qui se présentent comme des lettres écrites par les protagonistes à leurs confidents respectifs, mais qui tournent le plus souvent au long développement poétique et philosophique, entrecoupés de quelques très rares passages narratifs. Le livre s'ouvre sur les confidences du chevalier d'Albert, jeune rêveur étrange et drôlatique, à la fois perdu dans ses chimères "beyond the veil" et terriblement attaché au monde matériel physique. Monsieur est poète, mais monsieur est humain, c'est-à-dire qu'il se désespère de ne pas pouvoir tomber amoureux, trop prisonnier qu'il est de l'idéal du Beau qu'il s'est forgé... résultat, monsieur méprise les femmes qu'il courtise et met dans son lit, mais se désespère de ne pas avoir de "maîtresse", c'est-à-dire pour lui de compagne réellement aimée. Et puis un beau jour, il tombe sur Rosette, charmante coquette courtisane et courtisée, qui lui fait un peu plus d'impression que les autres et devient sa belle amie en titre... jusqu'à ce qu'il s'en lasse, au bout de quelques mois, sans pour autant oser rompre, tant la dame semble éprouver d'amour pour lui. Sur ces entrefaites arrive à leur campagne un certain Théodore, jeune damoiseau dont la tournure et la beauté vont passablement chambouler d'Albert...

"Longtemps je n'ai pu croire à ce qui était ; je me suis écouté et observé attentivement. J'ai tâché de démêler cet écheveau confus qui s'enchevêtrait dans mon âme. Enfin, à travers les voiles dont elle s'enveloppait, j'ai découvert l'affreuse vérité... Silvio, j'aime... oh ! non, je ne pourrai jamais te le dire... j'aime un homme !"
(mon passage préféré XD)

Bref, vous l'aurez compris, d'Albert s'éprend de ce cavalier qui n'est autre que la fameuse Madeleine de Maupin travestie, et dont l'audace toute virile mêlée à son charme presque indéniablement féminin font bien des ravages du côté des deux sexes... Rosette n'aime en réalité que Théodore et d'Albert, quoique se doutant de la vérité, plonge dans des abîmes d'angoisse et de tourments tant l'horrifie cette passion nouvelle pour une créature qui n'est véritablement femme qu'à ses yeux à lui.

Dire que j'ai aimé ce roman ne serait pas suffisant : certes, il ne m'a pas fait entrevoir le nirvana comme Le Capitaine Fracasse (*dit la fille qui se tape un orgasme rien qu'à lire la scène du duel sur le Pont-Neuf entre Sigognac et Lampourde*), mais il m'a au moins permis d'atteindre le quatre ou cinquième monde de la métempsychose, ce qui ne m'était plus arrivé depuis L'Homme qui Rit de Victor Hugo (*dit la fille qui a préparé trèèèès sérieusement son concours blanc et ses épreuves ENS...*). 

De fait, Gautier ne met pas ici sa plume au service de la truculence et des aventures rocambolesques d'une troupe d'archétypes ouvertement romanesques, mais bel et bien à celui du lyrisme amoureux mâtiné d'humour et d'irrévérence profonde. L'écriture est sublime, mais la poésie n'invite pas aux larmes et à l'épanchement, au contraire : ce n'est pas un être humain, que l'on aime, c'est un androgyne mystérieux et angoissant, un être impossible et décalé dont le travestissement brouille toute les cartes et fausse toutes les situations, ce qui permet à Gautier bien des délires et bien des cocasseries. Théodore-Madeleine s'amuse et courtise Rosette, se laisse approcher, toucher, ne la repousse pas lorsque ses lèvres se posent sur les siennes, et même, se prend à éprouver quelque chose comme un désir confus et irrésistible face à cette femme offerte et dévoilée... D'Albert, lui, s'avance encore plus loin dans son monde de chimères, au point que lui même ne sait plus s'il fantasme sur un homme ou sur une femme, et l'un des plus beaux passages du livre est sans doute lorsqu'il déclare à Silvio : "Si je venais à savoir que Théodore n'est pas une femme, hélas ! je ne sais point si je ne l'aimerais pas encore."

A la fois comique et élégiaque (ni d'Albert ni Théodore, les deux principaux narrateurs, ne manquent de verve et d'humour détaché), le roman est d'autant plus subversif qu'il joue constamment sur la limite entre explicite et suggestif, abusant joyeusement de la périphrase pour mieux faire ressortir son immoralité. Mademoiselle de Maupin reste un roman du masque, qui se contente de soulever légèrement les tentures au fond de la ruelle pour ne faire qu'entr'apercevoir "deux frères ennemis" aux pointes dressées sous les chemises de baptistes, sans lumière ni explication... mais avec un art consommé de l'effronterie et surtout, oh oui surtout de la poésie, qui font de chaque nouvelle confidence de Théodore et d'Albert un véritable régal. 

A consommer sans modération, pour les amoureux du style romantique, sublime et torsadé, du décalage à la Marivaux, de l'impertinence à la Diderot, et surtout du romanesque et des sourires canailles qui se dessinent sous le rebord d'un grand chapeau à plumes...

NB : Punaise, même quand je fais un effort, mes chroniques partent en live et font 3km ç_ç
 
Publié dans : Bibliophagie
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 23:08
Eeeeet me voici de retouuuuuur !! *tadaaaaa* Après quatre semaines de révisions (plus ou moins) intensives, de concours blanc et de concours ENS, j'ai passé trois jours à dormir non stop, afin d'être en pleine forme pour cette rentrée dans le monde des blogs littéraires XD
Ahem.
Avant de commencer la review du jour, quelques news en vrac, tant que j'y pense : 
-Changements sur le blog, et pas seulement au niveau de la bannière : j'ai viré les deux galeries de dessins ("Dumas (fanart)" et "Miroir (illus)" ), attendu que j'ai réactivé ma galerie DeviantArt après plus de deux ans d'absence. Vous y trouverez la quasi totalité de mes oeuvres, ou du moins celles que je juge les plus réussies^^. Cela signifie que sauf exception, ce blog sera désormais uniquement consacré aux chroniques de lecture et d'écriture, sans plus de dessins.
-J'ai également viré les deux barres de stats écriture, pour une raison évidente : Miroir est terminé, et je me consacre en ce moment aux corrections/réécritures^^. Promis, des nouvelles bientôt^^ 

Bon, ça, c'est fait. La suite, maintenant XD

Au delà de L'Oraison
"La Langue du Silence" (t.1)
Samantha Bailly

 
 
Mylianne Manérian est une jeune fille sans histoire. 
Alors pourquoi est-elle retrouvée morte dans une ruelle lugubre ? De l'avis général, c'est l'œuvre des clans, ces rebelles qui menacent la paix du royaume. 

Les deux sœurs de la défunte, Aileen et Noony, ne se satisfont pourtant pas de cette explication. Aileen, envahie par la haine, est prête à tout pour venger sa cadette au risque de se trouver mêlée à des intrigues qui la dépassent. Noony, quant à elle, se révolte en apprenant que leur royaume projette d'envahir Rouge-Terre, un continent voisin, quitte à faire des milliers de victimes. 

Au milieu de l'indifférence générale - la mort est une généreuse source de revenus - les deux sœurs vont tenter de stopper les conflits et de révéler au grand jour les manipulations de leurs dirigeants.

Présentation piquée sur le site de Sam, parce que j'ai la flemme d'inclure ça dans la review :

Grammaire : une oraison est un assemblage de mots qui forment un sens complet et qui sont construits suivant les règles grammaticales.
Religion : une oraison est une prière méditative centrée sur la contemplation divine.

L'Oraison funèbre est un discours prononcé à la louange d'un mort.

Dans le roman, il s'agit d'une oraison funèbre liée à un rituel magique et mystérieux, qui est le travail rémunéré des oraisonniers. C'est une cérémonie consistant à envoyer les morts sur leur planète attribuée à la naissance dans un procédé de réincarnation. Considérée comme un art puissant et sacré, seules les personnes formées dans la Corporation des Marchands d'Etoiles, résidant dans la cité de Manérian, peuvent accéder à ce savoir. L'art d'Oraison s'appuie sur l'Astrascisme, la religion maîtresse dans le Royaume d'Hélderion.


Avant toutes choses je tiens à remercier Sam, l'auteur de ce roman (dont le site se trouve en lien dans ces colonnes depuis un bon moment, déjà), d'abord pour l'avoir écrit, ensuite pour nous avoir fait partager l'aventure de sa publication depuis le début ou presque, et enfin pour la très gentille dédicace à laquelle j'ai eu droit malgré mon étourderie lors de la commande ^^;


Tout d'abord, j'avoue que je ne suis pas du tout une lectrice de Fantasy, c'est un genre que je n'aime pas, pour beaucoup de raisons, dont Au delà de l'Oraison se trouve précisément être l'illustration parfaite. Cela ne signifie pas que je n'ai pas aimé le roman, au contraire, mais tout ce qui ferait sans doute ses qualités aux yeux d'un amateur du genre, m'est au contraire apparu à moi comme un certain nombre de défauts, ou plutôt comme des éléments que je savais nécessaires et cohérents avec le genre et l'intrigue, mais qui m'ont profondément agacée à titre personnel. C'est d'ailleurs valables avec tous les bouquins de SFFF qui me tombent sous la main ^^; 

[Ex-cursus généralisant, ou "Pourquoi Andro n'aime pas la fantasy". Si ça vous gonfle, vous pouvez passer directement à la suite de la review, un peu plus bas^^]
En fait, je n'aime pas la fantasy parce que même si je comprends l'intérêt de la démarche et toutes les possibilités qu'elle offre, je trouve dommage (et même carrément inutile, souvent) de choisir de créer un autre monde de toutes pièces alors que le nôtre est déjà si riche et si complet. De plus, à une échelle plus ou moins importante, cet "autre monde" est toujours là pour renvoyer au nôtre, au final, pour nous parler de nous et de ce que nous vivons de manière détournée et indirecte. "Mais à quoi bon, alors ?" : c'est une phrase que je me suis répétée souvent en lisant Au delà de l'Oraison, parce que j'ai trouvée que les insuffisances du "procédé fantasy" y était assez flagrantes, même si compensées par la très grande cohérence de l'univers qui est construit (mais ça c'est un point positif sur lequel je reviendrai plus bas ).

Le premier point, c'est la langue : utiliser le français (ou toute autre langue), qui est un système de communication précis dont chaque signe renvoie à un élément civilisationnel de NOTRE monde, pour en créer un autre qui n'a rien à voir, ou presque, c'est lui coller un énorme handicap dès le départ : il est bâti avec le squelette d'un autre. Dans Au delà de l'Oraison, bon nombre d'éléments font sentir ce décalage de façon plus ou moins cruelle : les poèmes de Shala sont plus ou moins bâtis sur une métrique et des règles qui sont celle de "notre" métrique classique, des éléments tels que les étoiles à cinq branches, les narguilés, les prénoms même ("Alexian", "Yamilia", "Aileen"... ce sont des noms qui existent dans notre monde) sont des symboles ou des objets qui connotent et renvoient à d'autres civilisations que celles du monde des Trois-Royaumes... c'est ce qui m'a souvent fait tiquer en lisant (mais je répète, c'est comme ça à chaque fois que je me plonge dans un bouquin de fantasy ou de SFFF en général) et du coup me faisait sortir de ma lecture en grognant... Je trouve ça franchement dommage :/
[/fin de l'ex-cursus anti-fantasy d'Andro]

Ici, l'histoire commence avec le meurtre de la jeune Mylianne, benjamine de la famille Manérian, autour de laquelle est bâtie l'intrigue : tout le bouquin découle de cet événement et des réactions en chaîne qu'il provoque, tant dans les choix et la psychologie des deux soeurs que dans les résonnances politiques qui l'accompagnent. En (très) gros, ce monde est composé de trois continents : Heldérion, royaume dominant et terre où s'est épanoui l'Astrascisme, religion complexe fondée sur la croyance que le destin de chaque individu est lié à l'astre sous la protection duquel il a été placé à sa naissance, et où son âme est "envoyée" après sa mort grâce à la cérémonie de l'oraison. Ce rituel produit du même coup une certaine quantité de "résuadine", substance mystérieuse censée contenir une partie de l'âme du défunt, et que les oraisonniers revendent ensuite au gouvernement, s'assurant ainsi une bonne source de revenus... et de fait, ce commerce de la résuadine est un élément clé de l'intrigue, en ce qu'il creuse un fossé entre la véritable Foi (prononcer l'oraison d'un mort est un acte noble, qui lui permet de trouver le repos) et les implications économiques de cette religion (en gros, plus il y a de morts, plus il y a de résuadine, donc plus on a de sous). C'est ainsi que les deux guerres de conquêtes, la première lancée contre le royaume de Thyrane, achevée depuis plusieurs années, et la deuxième qui se déclare au milieu du roman avec le continent Rouge-Terre, lancées soit-disant pour sauver les âmes des hérétiques en les convertissant à la véritable foi, apparaissent peu à peu comme beaucoup plus scabreuses... et ce sont toutes ces magouilles et incohérences politiques, dont le meurtre de Mylianne n'est que l'une des nombreuses manifestations, qui vont peu à peu amener les personnages à douter et à remettre leur monde en cause.

Comme je l'ai dit plus haut, la Fantasy n'est vraiment, mais alors vraiment pas ma tasse de thé... Cependant j'avoue avoir pris du plaisir à lire ce roman, car l'auteur a fait un véritable effort de cohérence et de construction par rapport à l'univers qu'elle invente. C'est donc un véritable plaisir de le découvrir petit à petit sous tous les angles, dans toutes ses subtilités^^ Bien sûr, cela reste un roman jeunesse (même si certaines scènes, comme le viol-meurtre de Mylianne ne sont pas précisément pour les gamins), mais les thèmes abordés, comme le décalage entre la pureté de la Foi et le pragmatisme vénal de l'Eglise, les conflits religieux, ou encore la difficulté à se détacher du dogmatisme et de ses propres préjugés, tout cela font de La Langue de Silence un roman intéressant et très agréable à lire^^

Le début passe un peu vite sur la mise en place des personnages et leur développement psychologique, ce qui fait qu'on est souvent un peu largués quant à l'évolution de leurs relations... mais tout cela s'améliore au fil du roman, et j'avoue avoir beaucoup aimé les "surprises" de la fin, ainsi que la cohérence globale des chemins suivis par les personnages. Le manichéisme de ces derniers m'a par contre un peu gonflé : en gros, les femmes sont les Gentilles, les hommes sont les Méchants. Il y a des nuances, bien sûr, mais le schéma reste tout de même celui-ci, et j'avoue avoir eu du mal à le supporter. J'ai du mal avec les personnages féminins en général, d'ailleurs... à mon sens y'a pas plus horripilant qu'une héroïne dans les romans d'aujourd'hui ^^; mais ça reste un avis personnel, bien sûr XD

Enfin, pour terminer sur une note positive, ce que j'ai vraiment beaucoup aimé, dans ce roman, c'est l'hommage discret mais constant qu'il rend au langage et à la poésie, à l'art de manipuler les "Signes", qui sont et seront toujours l'essence de notre perception du monde. Qui sait s'en servir peut dès lors choisir entre la Langue du mensonge... et le Silence de la vérité. 

A lire donc ;) Si vous voulez vous faire une idée par vous même, allez donc visiter le site de Samantha, en lien dans la catégorie "Où il fait bon s'égarer", ci-à gauche^^

PS : Et encore une chronique qui ne ressemble à rien... Bravo à vous si avez réussi à lire jusqu'au bout =.=° Un jour, 'faudra vraiment que je fasse l'effort de raccourcir et organiser tout ça ^^;;;
 
Publié dans : Bibliophagie
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 22:45
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Miroir est terminé.
Après trois ans, presque quatre, de giclées d'encres, de sueur et de larmes,
j'ai posé un point final à mon premier roman.

La période est mauvaise, mais la nouvelle est bonne,
pour moi du moins.

J'espère survivre encore un petit moment...
Encore quelques semaines. Bientôt la libération. 

J'ai encore une fois déserté le net et la blogosphère (mea culpa),
mais je ne pense pas pouvoir revenir avant un petit moment, encore...

Besoin d'une (longue) pause.

Mais promis, je reviendrais. Bientôt.

Avec de nouvelles chroniques,
de nouvelles lectures,
de nouveaux délires sur le monde merveilleux des aventures de Cape et d'Epée.

Bientôt la libération.

We'll meet again !

 
Publié dans : News et autres bavardages
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L'Hurluberlue

  • : Andromède
  • Les Chroniques d'Andromède
  • : Etudiante en 3e année de Lettres Modernes Appliquées, apprentie plumitive et passionnée d'aventures historiques en général.
  • : dessin littérature écriture histoire mangas

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  • : Travaux d'écriture, babillages passionnés, platitudes navrantes. Un peu de tout, quoi. Plus prosaïquement, ce blog est consacré à mes pérégrinations Littéraires, Historiques et quotidiennes.
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