L'Hurluberlue

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  • : Etudiante en 2e année de Lettres Sup', apprentie plumitive et passionnée d'aventures historiques en général.

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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 10 2008 22:43
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If thy soul check thee that I come so near,
Swear to thy blind soul that I was thy Will,
And will, thy soul knows, is admitted there;
Thus far for love, my love-suit, sweet, fulfil.
Will, will fulfil the treasure of thy love,
Ay, fill it full with wills, and my will one.
In things of great receipt with ease we prove
Among a number one is reckon'd none:
Then in the number let me pass untold,
Though in thy store's account I one must be;
For nothing hold me, so it please thee hold
That nothing me, a something sweet to thee:

Make but my name thy love, and love that still,
And then thou lov'st me for my name is Will.

William Shakespeare, Sonnets, CXXXVI 


PS : Oui, je sais. Mais c'est eux, c'est leur poème, c'est ce dont ils rêvent quand j'ai le dos tourné. Et je n'y peux strictement rien. 

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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 10 2008 18:48
Riverdream

George R.R. Martin

 

Mississippi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais - à aucun prix - être dérangé dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée. Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre... 

Ces derniers temps, j'avais vraiment besoin de me changer les idées niveau bouquins, et pour me sortir un peu de l'univers "Ancien régime"/"littérature classique", et pour retrouver le plaisir de la lecture simple, sans prise de tête. Et suite aux commentaires enthousiastes de Gaby la Terrible, je me suis laissée aller à ouvrir Riverdream...

... et je ne le regrette absolument pas, car ce livre tient vraiment toutes ses promesses. L'histoire commence avec la rencontre du vieux capitaine Abner Marsh, homme fruste mais attachant, et du jeune et mystérieux dandy Joshua York, dont le teint pâle et les yeux gris fascinent dès sa première apparition. La relation de ces deux personnages, qui sont à la fois simples et complexes, constitue le pilier du roman : ils s'associent sans rien savoir l'un de l'autre, ou presque, pour construire un gigantesque bâteau à vapeur, leur rêve commun. Seulement voilà, si pour l'un, ce rêve doit avant tout de donner au fleuve une légende supplémentaire, pour l'autre, il doit lui permettre d'accomplir sa tâche, et de rassembler ceux dont il est peut-être le chef...

Une double quête, un double espoir, qui fera se rencontrer deux peuples que leurs natures respectives vouent à se déchirer, mais qui au fond ne sont peut-être pas si différents l'un de l'autre, au moins dans leur manière de considérer tout ce qui n'est pas comme eux. On retrouve un thème vu, revu et re-revu, celui de la guerre des races, et surtout de la vieille question ritournelle : comment vivre dans un monde auquel on n'est pas adapté ? Classique, mais incroyablement bien amené et construit. La réponse n'est jamais formulé, le problème n'est jamais résolu, ou sinon dans cette seule réalité : le monde des vampires, c'est le nôtre. Ni gargouilles, ni chauves-souris, ni mortelle à séduire... seulement le fleuve, le Mississipi et ses tourments, à l'image de ce pays qu'il traverse, de ces Etats du sud esclavagistes où le prix du sang est une question toute relative, selon que l'on soit Noir ou Blanc, travailleur ou propriétaire, homme du jour ou créature de la nuit.

Entre un méchant très méchant, deux héros absolument fascinants (JOSHUAAA <3 !!), et un univers caractéristique extrêmement bien rendu,
Riverdream constitue une très jolie variation sur le thème de l'acceptation de l'autre, et à travers elle, de l'acceptation de soi. Le roman est fluide, bien construit, et jamais la tension ne se relâche, ni les attentes ne sont déçues.  
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 10 2008 20:46
L'Arrache-coeur

Boris Vian




Voilà un coin de campagne où l'on a de drôles de façons.
La foire aux vieux, par exemple. Curieuse institution ! On sait bien aussi que tous les enfants peuvent voler comme des oiseaux dès qu'ils étendent leurs bras - mais est-ce une raison suffisante pour les enfermer derrière des murs de plus en plus hauts, de plus en plus clos ? Le psychiatre Jacquemort se le demande - puis ne se le demande plus, car il a trop à faire avec la honte des autres, qui s'écoule dans un bien sale ruisseau.
Mais nous, qui restons sur la rive, nous voyons que Boris Vian décrit simplement notre monde. En prenant chacun de nos mots habituels au pied de la lettre, il nous révèle le monstrueux pays qui nous entoure, celui de nos désirs les plus implacables, où chaque amour cache une haine, où les hommes rêvent de navires, et les femmes de murailles.


Un livre très court, très simple, mais terrifiant. Le psychiatre Jacquemort se présente comme un homme vide, qui a besoin des passions des autres pour exister. Alors il les interroge, il les presse, il les essore, il les psychanalyse, jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'eux qu'une enveloppe vide et creuse, que le vent balayera sans remord. Le problème, c'est que Jacquemort a beau dire et psychanalyser, il n'est au fond pas si vide que ça. C'est peut-être même lui le plus plein, parce que lui sait encore ce qu'est la honte. Dans ce village, la honte est un mot tabou, un sentiment interdit. On n'a pas à avoir honte, ce n'est pas pour nous. La honte, on la refile à La Gloïre, le vieux qui descend, monte et remonte inlassablement le ruisseau rouge qui traverse le village, dont les eaux charrient toute cette lie dont personne ne veut, parce que dans ce village, on croit en Dieu, et la vraie foi n'a pas honte. Pourtant, hurle le curé, Dieu n'est qu'un luxe. Un magnifique superflu qui se moque complètement du necéssaire. Une montagne d'or et de bijoux qui se rit des villageois stupides réclamant des miracles et de la pluie. 
Pourtant, en haut de la falaise, il existe un Eden. Un jardin magnifique et merveilleux, celui de la petite maison où s'est installé Jacquemort, après avoir aidé Clémentine à y mettre au monde ses trumeaux. Deux jumeaux et un tout seul, qui ne seront d'abord pour elle (et pour nous) que "les trois salopiots", ceux là qui lui ont fait beaucoup trop mal en arrivant pour qu'elle songe à les aimer correctement, ou même à pardonner à leur père, Angel, qui lui, finira par prendre la mer. Le père s'en va, les enfants restent. Et Clémentine se rend compte qu'elle doit les aimer, qu'elle est tout ce qu'il leur reste, qu'elle doit devenir une bonne mère, parce que c'est comme ça. Alors elle les aimera... elle les aimera trop et mal. Elle les aimera au point de se rouler dans la boue elle-même pour avoir l'impression de tout faire pour eux, elle les aimera au point de prévoir tous les dangers possibles et (in)imaginables... et de finir par les enfermer, pour ne plus avoir peur. Pour devenir leur seul monde. 
Un monde qui ne sait pas que ceux qui l'habitent peuvent voler beaucoup plus loin et beaucoup plus haut...

On rit d'abord, on tremble ensuite. Il n'y a ni méchants, ni gentils. Que des adultes et des enfants, des humains et ce qu'ils ne peuvent s'empêcher de provoquer. On croit en Dieu, mais on s'acharne sur les faibles, on aime ses gosses, mais on "rêve de murailles" pour les protéger de tout. 
On naît vide et psychiatre, mais on finit par prendre place dans la barque, pour se remplir de la honte des autres.

Et pourtant, à la fin, le vent passe encore à travers les barreaux. 

Je regrette de ne pouvoir rendre justice à ce livre comme je le voudrais.

 
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 10 2008 23:27
Depuis récemment, une très nette amélioration technique dans mon quotidien (il s'appelle Loulou, il est tout noir, il est tout petit, et serait même carrément parfait s'il ne souffrait pas de cette terrible maladie congénitale communément appelée Windows Vista) me permet d'accéder de nouveau à l'interface de mon ancien LJ... et tout à l'heure, en me promenant dessus, je me suis rendue compte que quand même, j'y avais posté énormément d'extraits de Miroir. 'Pas que cela m'ait dérangé jusque là, mais le fait que l'écriture de ce roman touche pratiquemment à sa fin a en quelque sorte aggravé ma paranoïa galopante d'auteur jalouse de ses bébés.

Bref, pour dire les choses simplement : j'ai viré tous les textes originaux que j'avais pu mettre en ligne sur mon ancien blog :D Parmi ceux-ci, outre les extraits de Miroir déjà mentionnés, se trouvaient les différents fragments de ce cross-over inachevé entre l'univers du Vicomte de Bragelonne de Dumas et celui de mon propre roman. J'ignore si les gens qui me lisent s'en souviennent... c'était ce long texte angsty/drama inachevé où Raoul passait son temps à méditer sur ses bêtises et rencontrait le petit Aurélien âgé de cinq ou six ans. Un texte "poubelle", pas excessivement mal écrit, je pense, mais très mal géré au niveau de la construction, de l'équilibre et du contenu. Un déversoir, en somme, où j'avais casé pas mal de trucs dérangeants et incertains, mais qui marque une étape essentielle dans la construction de mes projets les uns par rapports aux autres. En fait, en plus d'avoir contribué à éclaircir ma vision du passé d'Aurélien, ce texte est une des bases sur lesquelles se construira peut-être un jour le futur Vicomte de Bragelonne 2.0, dont je vous avais déjà parlé dans ces colonnes.

Je me suis donc dit, après ma petite séance de ménage sur le LJ, que je ferais peut-être bien de ne pas le bazarder complètement... Après tout, en terme de poucentage, il s'agit en TRES grande partie d'un pastiche de Dumas, centré sur le personnage de Raoul de Bragelonne, même s'il contient quelques gros spoilers sur Aurélien et Miroir en général. Comme je l'ai dit plus haut, la rédaction de ce roman touche quasimment à sa fin (j'entamme le dernier tour de piste), et s'il y a une chose dont je suis sûre, c'est que quelque soient le temps que me prendront les corrections et les chances éventuelles que pourrait avoir le manuscrit quand je tenterai le coup avec les éditeurs, je virerai TOUS les extraits/spoilers/infos concernant de près ou de loin cet univers que j'ai jamais pu poster sur la toile. Question de respect des règles et de thérapie personnelle ;p

Mais en attendant, et parce qu'il est d'autres règles à respecter que je me suis imposée vis-à-vis des gens qui me lisent, j'ai pensé que je pouvais le remettre en ligne ici (sur un blog que je fréquente régulièrement, et que je peux donc mieux gérer). Oui, je sais, autant pour la logique de l'auteur paranoïaque :p La vérité, c'est qu'en ce qui concerne l'écriture, je préfère de loin garder tous mes oeufs dans le même panier... et au moins, ici, je sais très précisément ce qui en ligne ou non, que ce soit dans les pastiches Dumas, les essais originaux et les infos sur le roman. 

Pour ce qui est du texte lui-même, quelques avertissements sont nécessaires :

~* Il s'agit d'un cross-over, c'est-à-dire qu'il introduit dans l'univers des Mousquetaires de Dumas des éléments qui appartiennent à un autre, le mien en l'occurence. Que ceux qui ne veulent pas voir perverti leur fandom préféré se le tiennent pour dit ;)

~* Par ailleurs, ce texte contient nombre de scènes très dures et très violentes (tant moralement que physiquement), que je déconseille fortement aux moins de 16 ans. (En vrac : torture, inceste, viol d'enfant, sans oublier la baston).

~* Toujours dans les éléments "dérangeants", il contient des spoilers (=révélations) essentielles sur ce qui compose une partie de l'intrigue de Miroir. Que ceux qui ne savent pas déjà tout du passé d'Aurélien et envisageraient éventuellement de lire le roman un jour (huhu) s'abstiennent donc ! (à moins que cela ne les dérange pas de se faire gâcher le suspens ;p)

~* Enfin, dernier avertissement mais non le moindre, il s'agit d'un Univers Alternatif, dans lequel Raoul de Bragelonne a survécu à la trahison de Louise de La Vallière. L'histoire commence un peu plus d'un an après la fin du Vicomte, et met en scène un Raoul plus dégrossi, plus expérimenté, pas forcément moins betterave, mais assurément plus autonome et un peu plus "consistant" (*prétentieuse*) que celui de Dumas. C'est lui qui est véritablement le pilier de l'histoire, et quoiqu'il s'y réfère à plusieurs reprises, les mousquetaires n'apparaissent jamais en personne. C'est du concentré de Betterave à tous points de vue ;)

Pour finir, aussi redondant et stupide que cela puisse être, je me dois de vous bassiner avec les recommandations habituelles :

MIROIR © Andromède / Emmanuelle BRIOUL
Merci de ne pas reproduire sans autorisation
 


Comme pour ses petits camarades, le texte est disponible à la lecture dans les Pages de ce blog, c'est-à-dire dans la colonne de droite ;) Un lien vers cette note sera placé en haut de chaque partie (parce que oui, le texte n'est peut-être pas fini, mais il est vraiment très long :D) Bonne lecture, les gens, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ici ;)
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 10 2008 21:17
( Comment ça, "j'ai du boulot" ? :p )

Petit croquis rapide représentant deux de mes personnages favoris dans l'univers d'Entrechats, le roman de Gaby, dont je vous ai un peu parlé dans mon denier post ^o^  Sexy Rajehb et Khéper le Magnifique !




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Pour voir le duo de comiques : cliquez ! :D Et pour en savoir plus, allez donc faire un tour sur le blog d'édition du roman ;) 
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 10 2008 12:54
Distinction(s).

Il y a quelques jours, j'ai eu la bonne surprise de me voir attribué par Manu' le prix :



Ce fut très agréable et hautement gratifiant :D Non, sérieusement, ça m'a fait très plaisir, et à l'instar de ma charmante homologue, je regrette de ne pouvoir retourner le prix à la bloggueuse qui me l'a accordée, car ses colonnes et ses chroniques de lecture comptent parmi celles que je lis avec le plus de plaisir^^

Les règles du jeu :

-mettre le logo et les règles sur votre blog.
-mettre le lien de la personne qui vous a attribué ce prix.
-désigner 7 de nos blogs préférés.
-les prévenir que vous leur avez attribué ce prix !

Or, et puisque c'est la règle, allons-y donc pour mon petit top 7 personnel...

Le blog d'édition d'Entrechats, le roman en cours de publication de Gabrielle, ma fifille devant l'eternel. Il s'agit d'un polar fantasy très prenant, au doux parfum d'Egypte ancienne, mais aussi d'Orient contemporain... et de thriller high-tech ! Seul défaut : pas assez de mises à jour ! ( Ra-jehb, Ra-jehb ! )

Monsieur de C., camarade de blog et partenaire de joute occassionel, dont les chroniques dix-huitièmistes aussi variées qu'intéressantes ont été la source de bien des folies entre moi et mon portefeuille...

Dans le Sillage de Corto, toujours de ce même Monsieur de C., toujours des chroniques aussi variées qu'intéressantes, mais qui recouvrent des thèmes plus larges cette fois, tels que le voyage, la découverte d'autres cultures, la marine, l'exploration...

Le Weblog du Songe, consacré au jeu de rôle homonyme, et surtout à l'univers des pirates et du genre Cape et Epée en général. Films, romans, BDs, musique, jeux-vidéos... Tous les supports y passent, et pour les fangirls dans mon genre, ce blog est une véritable mine d'or lorsqu'il s'agit de trouver de bonnes références ou de nouvelles lectures à se mettre sous la dent.

Le blog d'Yspaddadden, aka. Ys' la Magnifique, lectrice acharnée dont les reviews nombreuses et régulières ouvrent des horizons très intéressants de la littérature contemporaine. Et pour ne rien gâter, elle a le goût très sûr :D

Le Message de Nostradamus, blog de présentation d'un thriller historique et ésotérique écrit par Marc Legrand, et tournant autour des célèbres Prophéties de Michel de Nostre-Dame : à découvrir, car vraiment très intéressant !

Elvire de Cock, auteur de bandes-dessinées et dessinatrice plus que talentueuse en général, à l'univers graphique à la fois très doux et très coloré, mais surtout très très très classe : allez donc baver sur ses illus ! :D

Il y en aurait encore beaucoup d'autres à citer... Mais le machin est limité à 7 blogs, alors plions-nous au machin. Et puis, il y a toujours ma liste de liens en bas à droite ;)


Avancées personnelles.

Miroir est, euh... un peu au point mort ^^;;; Il me reste moins d'un chapitre et demi à écrire avant de pouvoir pousser le cri de victoire de la mort qui tue, mais entre le manque de motivation et la montagne de boulot que je me traîne à longueur de temps, le bébé commence à prendre la poussière... Même si le Señor Zorro a encore une fois très bien joué son rôle de sauveur masqué ^o^ Promis, bientôt des nouvelles plus réjouissantes de ce côté là.

Côté dessin, mon appel au secours est toujours d'actualité ( Lumi' m'a d'ailleurs pondu un très joli fanart <3 *ronronne* ), et j'ai moi-même trouvé le temps de pondre un lineart pas trop crade :
 

Photobucket

Le Maître et l'Elève en pleine leçon :D Par contre, je doute d'avoir le temps de mettre ce truc en couleur avant Noël prochain *chouine, chouine* ç_ç
 
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 10 2008 18:36
(Oui, il y a comme un thème récurrent, ces jours-ci XD)


The Mark of Zorro 
by Johnston McCulley
( originalement publié sous le titre "The Curse of Capistrano" )

Old California, in a bygone era of sprawling haciendas and haughty caballeros, suffers beneath the whiplash of oppression. Missions are pillaged, native peasants are abused, and innocent men and women are persecuted by the corrupt governor and his army.

But a champion of freedom rides the highways. His identity hidden behind a mask, the laughing outlaw defies a tyrant's might. A deadly marksman and a demon swordsman, his flashing blade leaves behind...




First published in 1919, The Mark of Zorro has inspired countless films and televisions adventures.

Now read how the legend began...


Bon, j'avoue, je me suis bien marrée :D Mais c'est tellement chouette, les clichés qui ne se prennent pas au sérieux ! C'est d'ailleurs bien pour ça que je recommande la lecture en VO : le kitch passe beaucoup mieux en anglais ;p ( simplissime, en plus, l'anglais : profitez-en ! )

The Curse of Capistrano ( rebaptisé ensuite "The Mark of Zorro" ) est le tout premier roman dans lequel apparaît le personnage du renard masqué. A l'origine, il s'agit d'une Pulp Fiction, un feuilleton à deux sous publié dans un hebdomadaire bon marché, et surtout d'une histoire finie : il ne s'agit pas d'un "pilote", ou d'un roman inaugural, mais bel et bien d'un one-shot. L'intrigue est close, avec happy ending et tout le bazar. Et ce qui est génial, c'est justement le fait qu'un roman obscur et médiocre ait pu en engendrer d'autres... et créer un personnage dont le cinéma fera la fortune, donnant ainsi naissance au grand mythe ultra-populaire que nous connaissons tous.

Alors oui, pour peu qu'on se laisse prendre au jeu du manichéisme et des clichés simplistes, ce roman est un enchantement... car il permet de comprendre beaucoup de choses au sujet du Señor Zorro et de son univers.

L'histoire commence dans une taverne du pueblo de Los Angeles, où le tenancier se dispute avec un certain sergent Gonzales au sujet du nouveau fléau qui hante El Camino Real : "Señor Zorro", Mr. Fox, alias "the Curse of Capistrano" : un hors-la-loi qui, dit-on, attaque les grands propriétaires et détrousse les convoyeurs d'impôts... pour châtier ceux-là qui maltraitent les indiens et les frailes, et redistribuer l'argent du gouverneur aux plus pauvres de la contrée. Les uns le prennent pour un bandit, les autres pour un héros... mais personne n'a jamais vu son visage, qui est toujours masqué. Le tenancier hausse les épaules, Gonzales se moque, et un certain Don Diego Vega, jeune aristocrate oisif et hypocondriaque arrivé sur ces entrefaites, entend toute la conversation... Il s'en va, et quelques instants plus tard, le fameux Señor apparaît, et défie Gonzales. Duels en chaîne, courses poursuites à cheval, jeune et jolie señorita à séduire et à sauver des griffes du méchant Captain Ramòn, lequel, en plus d'être un bloody "insulter of girls", est également le bras droit du gouverneur, et s'acharne avec lui pour persécuter la population de Los Angeles.
L'intrigue tourne surtout autour de la rivalité Ramòn/Zorro, et de la famille Pulido, dont le père est un noble en disgrâce, que l'on va accuser d'être un complice de Mr. Fox pour le perdre, et ainsi pouvoir épouser tranquillement sa fille, la jeune et charmante Lolita (XD). Cette dernière est d'ailleurs courtisée par Don Diego, qui doit absolument se trouver une femme, mais qui n'a ni l'envie de séduire, ni le talent pour le faire. Lolita le repousse sans arrêt, ne voulant pas d'une chochotte pareille pour mari, mais tombera sous le charme de Zorro, venu lui faire sa cour envers contre tout, en risquant sa vie pour ses beaux yeux...

Bref, un héros justicier, une jeune fille pure et persécutée, des méchants très méchants, de l'action, de l'humour, de la romance... Que demander de plus pour rigoler un bon coup ? XD

Tous les éléments qui feront la richesse du mythe de Zorro sont là, en fait ou en germe : la double identité, le sens de la justice, le rire comme arme suprême contre le malheur et la méchanceté, mais aussi l'amour filial, l'oubli de soi au profit des autres, et l'ambiguïté profonde que permet le masque et le statut de déclassé. Car le Zorro de McCulley n'est pas tout lisse, au contraire : il répond à la violence par la violence, n'hésite pas à menacer pour arriver à ses fins, ni à tuer lorsqu'il le faut. De même, ce n'est pas non plus encore le héros solitaire dont l'isolement et le mystère font toute la valeur : Zorro recrute des compagnons, de jeunes nobles qui veulent également s'opposer au régime, donnant ainsi à l'affaire une coloration beaucoup trop "politique" pour être vraiment idéale. A mon sens, le vrai Zorro n'est pas un homme de parti, ni même un révolutionnaire : c'est un homme seul qui lutte, non pas pour renverser tel ou tel régime ou pour rendre le pouvoir à quelqu'un, mais bel et bien pour la justice en elle-même. Zorro doit rester seul car il incarne un idéal "personnel", une ligne de conduite, c'est à dire quelque chose de profondément intime, quoiqu'il se batte pour la liberté du peuple. Mais cette liberté là n'est pas une cause politique : c'est une affaire d'honneur et de principes.

Pareillement, l'histoire d'amour et le happy ending ("ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants") sonnent faux, quelque part... Parce que Diego révèle son identité, et laisse mourir Zorro, en fusionnant avec lui. Or, Zorro doit pouvoir continuer d'exister... Diego doit pouvoir rester Zorro, d'autres doivent pouvoir prendre le relais, pour que toujours subsiste l'"idée que la justice est possible" : si Zorro tombe le masque, la légende s'écroule en même temps que le mystère, puisqu'elle ne sera plus jamais "réalisable". Une légende qui s'accomplit est une légende qui meurt. Et je ne sais pas pour vous, mais l'idée que le mythe de Zorro puisse mourir me fout un peu les pétoches...

Heureusement, il y a tout de même beaucoup de bons points : l'humour et l'auto-dérision omniprésents qui rachètent le côté téléphoné de l'intrigue et de l'écriture,  les ébauches de personnages que l'on s'amuse beaucoup à comparer à ceux qu'ils deviendront plus tard : le méchant Gonzales deviendra le stupide mais néanmoins très attachant sergent Garcià ; le vieux serviteur sourd, muet et attentionné deviendra l'inénarrable complice Bernardo ; Señor Zorro lui-même, outlaw amoureux revêtu de sa cape violette ( yeurk! ) deviendra le chevalier noir au sourire étincelant et au coeur toujours libre... et Diego, le formidable Diego, dandy, chichiteux, "lifeless", paresseux, tête-à-claques, souvent stupide... Rah, ce personnage est vraiment LE point fort du roman, celui qui déchire tout et qui nous fait mourir de rire au moins trois fois par chapitre. Vraiment, il n'a rien à voir avec l'intellectuel classieux et nonchalant campé par Guy Williams, ou le gandin décadent de Fairbanks (qui par ailleurs sont des interprétations superbes en elles-mêmes), mais il est tout simplement génial !! Rien que pour lui, ça vaut le coup de lire le bouquin.

Et si en plus vous aimez Zorro, alors c'est un incontournable ;) 
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Mercredi 24 septembre 2008 3 24 09 2008 21:01
*on se console comme on peut*

Tout ça pour dire que je croule sous le boulot et que pour une bloody pretty shitty week, c'est une sacrée bloody pretty shitty week.  

NOTE pour ceux à qui je dois envoyer un mail et qui se demanderaient éventuellement ce que je fabrique ( si vous passez par ici ) : C'est même pas ma faute, d'abord, c'est celle du latin et de la philo... du français, de l'anglais... et aussi peut-être de l'Histoire et de la littérature ^^;; 

PS : Allez dévorer Dix petits nerds, les gens : le premier mais néanmoins fabuleux thriller geek, qui changera à jamais votre vision d'MSN ( s'il ne vous fait pas mourir de rire avant ).

 
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