L'Hurluberlue

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  • : Etudiante en 2e année de Lettres Sup', apprentie plumitive et passionnée d'aventures historiques en général.

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Samedi 13 septembre 2008
Tagguée par Arsène, je dois vous livrer les noms de mes oeuvres et auteurs de prédilection... ou du moins essayer, parce qu'à dire vrai, j'en ai beaucoup trop pour qu'une quelconque liste soit vraiment crédible :D Je vais donc adopter la même technique qu'elle, c'est-à-dire la liste alphabétique. ( et comme ça en fait quand même beaucoup, les titres et les AUTEURS que je place vraiment " " "au dessus" " " des autres sont soulignés ;) )

A : ARAGON Louis, La Diane Française. ( autres : ACHARD Amedée, Les Coups d'épée de M. de La Guerche ; ANOUILH Jean, Antigone... )

B : BARRIE James M., Peter Pan. ( autres : BARICCO Alessandro, Novecento : pianiste ; BEAUMARCHAIS, Le Mariage de Figaro ; BRECHT Bertolt, La Vie de Galilée... )

C : CERVANTES Miguel de, Don Quichotte de la Manche. ( autres : CORNEILLE Pierre, Le Cid ; CHENEAU Ronan, Res Personna, CALVINO Italo, Le Chevalier inexistant... )

D : DUMAS Alexandre, la trilogie des Mousquetaires, La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Les Compagnons de Jéhu, Olympe de Clèves... ( autres : DIDEROT Denis, Jacques le Fataliste et son Maître ; DAENINCKX Didier, La Mort n'oublie personne, Nazis dans le métro... )

E : ERASME, Eloge de la Folie.

F : FEVAL Paul, Le Bossu ( autres : FAJARDIE Frédéric H., Jeunes femmes rouges toujours plus belles, Le Voleur de Vent, La Tour des Demoiselles... )

G : GIONO Jean, Un roi sans divertissement. ( autres : GIRAUDOUX Jean, La Guerre de Troie n'aura pas lieu ; GAUTIER Théophile, Le Capitaine Fracasse, GOETHE, Les Souffrances du jeune Werther... )

H : HUGO Victor, Ruy Blas, Hernani. ( autres : HOMERE, L'Odyssée... )

I : IONESCO Eugène, Le roi se meurt.

J : ...

K : KOLTES Bernard-Marie, Roberto Zucco.

L : LACLOS, Les Liaisons dangereuses ( autres : LEWIS Roy, La véritable histoire du dernier roi socialiste ; LAUTREAMONT, Les Chants de Maldoror ; LESTIENNE Voldemar, Furioso et Fracasso... )

M : MUSSET Alfred de, Lorenzaccio, Les Nuits ( autres : MORE Thomas, Utopia... )

N : NIMIER Roger, D'Artagnan amoureux. ( autres : NERVAL Gérard de, Les Chimères... )

O : ORWELL George, 1984 ( autres : OVIDE, L'Art d'aimer... )

P : PEREZ-REVERTE, Le Maître d'escrime. ( autres : PERGAUD Louis, La Guerre des boutons... )

Q : ...

R : ROSTAND Edmond, Cyrano de Bergerac ( autres : RIMBAUD Arthur, Une Saison en enfer... )

S : SHAKESPEARE William, Hamlet, les Sonnets, Macbeth, La Tempête, Roméo et Juliette... ( autres : SADE, Les 120 journées de Sodome, Français, encore un effort ; SÜSKIND Patrick, La Contrebasse, Le Parfum... )

T : TCHEKHOV Anton, Platonov.

U : ...

V : VERCORS Paul, Les Animaux dénaturés ( autres : VIGNY, Alfred de, Cinq-Mars... )

W : WINCKLER Martin, Les Trois Médecins, La Maladie de Sachs...

X : ...

Y : YACINE Kateb, Nedjma.

Z : ZEVACO Michel, Nostradamus, la série des Pardaillan ( autres : ZAFON Carlos Ruiz, L'Ombre du vent... )

Et puisque je dois refiler le bébé : Gaby, Lilou et Ys, à vous ^____^

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Mercredi 10 septembre 2008
Gabriel Lambert
ou
Le Bagnard de l'Opéra




Gabriel Lambert, le pâle forçat du bagne de Toulon, peut-il vraiment être cet élégant vicomte Henry de Faverne, aperçu jadis au balcon de l'Opéra de Paris ? Un homme d'aussi noble lignée peut-il décemment affronter en tremblant son adversaire au petit matin ? Ce dandy si riche ne doit-il sa fortune qu'à son immense talent de copiste ? Quant à la jeune fille bafouée qui cherche à la retrouver, parviendra-t-elle un jour à lui pardonner sa fuite, sa lâcheté, et ses mensonges ?

Dans ce court roman injustement méconnu, Dumas nous fait vivre les surprenantes pérégrinations d'un dandy faux-monnayeur. Les témoins de ce destin singulier, fascinés et dégoûtés en même temps par cet artiste en contrefaçon, défilent sous nos yeux : du roi Charles X à Vidocq, le chef de la police, en passant par les artistes et les hommes de science, tous se penchent sur la personnalité complexe d'un être trop doué pour ne pas devenir criminel...

( Oui, hier soir, j'en ai eu un peu marre de Diderot... )

Depuis le tome des Crimes Célèbres sur les Borgia je n'avais plus ouvert un Dumas... et j'avoue que le retrouver m'a vraiment fait beaucoup de bien. Ce roman est court, mais tellement représentatif de ses thèmes de prédilection et surtout de sa verve merveilleuse que je comprend qu'on le fasse étudier à l'école... ( D'ailleurs, merci encore à Lo' de m'en avoir filé un exemplaire ^o^ ).

Comme le premier titre l'indique, Le Bagnard de l'Opéra raconte l'histoire d'un certain Gabriel Lambert, paysan de naissance, faussaire de profession et dandy parvenu. Trois narrateurs se succèdent pour reconstituer le fil de sa vie : d'abord Alexandre Dumas lui-même, qui nous dit avoir rencontré à Toulon, en 1835, un étrange bagnard dont il se souvient de l'avoir autrefois connu sous un autre nom, Henry de Faverne. En effet, quatre ans auparavant, l'un de ses amis s'était pris d'une querelle avec cet étrange aristocrate, et lui, Dumas, avait dû lui servir de témoin. Ce duel, lors duquel Faverne se révèle singulièrement mal dégrossi ( il ignore les usages, n'a aucune élégance morale et se bat comme un furieux ), se termine sur sa défaite.
C'est alors le docteur Fabien, ami de Dumas et témoin "médical" de la rencontre qui prend le relais en temps que narrateur, et nous raconte ce qu'il apprend de Faverne. Son passé, son don pour l'écriture et la copie, son aventure avec la jeune paysanne Marie Granger ( la troisième narratrice ), qu'il mettra enceinte avant de se sauver à Paris et de disparaître pour ne pas avoir à l'épouser, ses activités de faussaire grâce auxquelles il a pû devenir riche et se faire passer pour ce qu'il n'était pas, et surtout son extraordinaire lâcheté.
Car Gabriel Lambert est un lâche, un criminel peureux qui inspire doublement le dégoût à tous ceux qui le côtoient ( même son propre père ), à tel point qu'il préfèrera l'horreur du bagne à l'expiation par la guillotine. Le roman s'achève sur le récit de son suicide, suicide qui n'en est pas vraiment un puisqu'il tient plutôt de l'accident comique : Lambert reste un lâche jusqu'au bout.

Le livre est court, peu propice aux grandes péripéties, mais très riche au niveau de l'écriture. Les premiers chapitres, ceux où Dumas nous raconte la querelle de l'Opéra et le duel qui s'ensuit, sont de véritables morceaux d'anthologie : les dialogues, surtout, sont absolument savoureux ( comme toujours chez Dumas, me direz-vous ). En à peine deux cent pages, le romancier parvient à camper toute une galerie de personnages assez hauts en couleurs : Lambert, Fabien, Marie Granger, Oliver d'Hornoy ( l'adversaire de "Faverne" ), Vidocq, le forçat Rossignol, le roi Charles X... et bien sûr Alexandre Dumas en personne, qui se met en scène comme spectateur des événements et "copiste" fidèle des témoignages qu'il a recueilli... mêlant ainsi, une fois de plus, la réalité et la fiction, le roman et les mémoires, l'Histoire et l'anecdote. "Faussaire" de génie lui-même, Dumas ne pouvait qu'essayer de nous embrouiller, sans doute à la fois par "prudence" et par jeu. La désinvolture des nobles sur les duels à la sauvette nous fait sourire, mais la pitié qu'inspire Lambert attendant de monter à l'échaffaud, ainsi que les réflexions de Fabien et Charles X sur la peine de mort sont loin d'être anodines... et font clairement écho à celles du Dernier Jour d'un condamné, écrit et paru quelques années plus tôt.

Roman épique, donc, roman comique, roman d'apprentissage... Roman de l'écriture, aussi, où les fautes d'orthographe et le parler vulgaire des bagnards côtoient les dons de calligraphe de Gabriel et la verve inénarrable de l'auteur. Les contradictions de ce dernier n'ont d'ailleurs jamais paru aussi flagrantes, entre sa capacité à brouiller les pistes, ses tendances à la fois républicaines et royalistes, ses auto-mises en scènes et le "recours" constant aux textes et à la voix des autres. Mais c'est Dumas, c'est son style, c'est son sens du spectacle et du romanesque... Alors pourquoi se plaindre ? :)
Publié dans : Bibliophagie
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Dimanche 7 septembre 2008
Depuis hier soir, la sidebar gauche du blog possède une nouvelle rubrique, rassemblant tous les gribouillis de votre serviteur, ou presque. Il n'y a pour l'instant que deux galeries, celle consacrée aux fanarts des Mousquetaires ( même s'il y a plus de Raoul qu'autre chose :D ) et surtout celle regroupant tous les dessins que j'ai pu faire pour illustrer Miroir.
Elle ne comporte aucun spoiler ( du moins, rien d'explicite ou que vous ne sachiez déjà si vous lisez ce blog régulièrement ), et présente à peu près tous les personnages principaux. L'auteur étant une incorrigible midinette, il y a évidemment beaucoup plus d'Aurélien et de Chevalier que de Miroir :D Je ne suis pas dessinatrice, loin de là, mais peut-être que pour d'hypothétiques éventuels futurs lecteurs ( ouiiii, j'aime rêver du jour où je serais publiée et où vous vous jetterez sur mon oeuvre :D ), cela peut permettre de se faire une idée de leurs tronches^^

D'ailleurs, pendant que j'y pense, est-ce que parmi les gens qui lisent ces colonnes se trouverait par hasard quelqu'un qui manie le crayon ? Non, parce que si oui, je le recruterais / commissionnerais / embêterais bien pour me faire un dessin ou deux... Je manque de stimulants visuels.

Non, sérieusement, si vous avez du temps à perdre, ou qu'au contraire vous prenez les commandes ( tant que ça rentre dans mon budget ), je cherche un dessineux pour tirer la tronche d'un ou plusieurs personnages de Miroir. Ce n'est qu'une bouteille à la mer, mais si vous êtes tenté de la repêcher, n'hésitez pas à me contacter ;)

Et pour rester dans le domaine "scribouille" :

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La première section du chapitre 18 est terminée, les méchants viennent de frapper le premier coup. Oyoooo, la bataille finale a commencé \o/ Si j'arrive à aller vite malgré la montagne de travail qui m'est déjà tombée sur le coin du pif, le cri de victoire devrait pouvoir retentir d'ici un mois ou deux !

Publié dans : Scribouillages
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Vendredi 5 septembre 2008
Je crois que j'ai rarement connu une période aussi creuse niveau lectures. Depuis La Flèche noire, je n'ai pas terminé un seul ouvrage O_O  Je ne sais pas si c'est la crise de flemme ou le fait que j'ai passé mon temps sur Miroir, mais ça devient très grave.
A ma décharge, je suis toujours plongée dans le très long et très dense Ruines et paysages, salon de 1767 ( des "chroniques d'art" de Diderot, qui critique les tableaux exposés au Salon officiel de l'Académie royale de peinture, et qui est au programme de cette année ).
Je viens de terminer la petite quinzaine de pages du milieu où il liquide les oeuvres des artistes les plus médiocres. Ses tirades passionnées sur les peintres dont il apprécie l'oeuvre sont magnifiques, mais alors ses tous petits articles incisifs et méchants sur ceux qu'il n'aime pas sont de véritables morceaux d'anthologie !!






Un exemple :

MADAME VIEN ( *la femme du peintre Joseph-Marie Vien, dont il parle plus haut dans le livre )

Une poule huppée, veillant sur ses petits. Très beau petit tableau ; bel oiseau, très bel oiseau ; belle huppe, belle cravate, bien hérissée, bec entrouvert et menaçant, oeil ardent, ouvert et saillant, caractère inquiet, querelleux et fier ; j'entends son cri. [...] Il y a des détails de nature à faire illusion. L'artiste n'a pourtant pas remarqué qu'alors une poule d'une grosseur commune, prend un volume énorme, par l'étendue qu'elle donne à toutes ses plumes ébouriffées. Madame Vien met dans ses animaux de la vie et du mouvement. Je fus surpris de sa poule ; je ne croyais pas qu'elle en sût jusque là.

Coq faisan, doré de la Chine.

Il s'en manque bien que le coq soit de la force de la poule. Assez chaud de couleur, il est froid d'expression, sans vie ; c'est presque un oiseau de bois tant il est roide, lisse et monotone. J'aime mieux que l'oiseau, ce petit massif de fleurs, de verdure et d'arbustes, placé sur le fond ; quoique ce ne soit pas merveille.

Réparation à madame Vien. J'ai dit que son coq était sans mouvement et sans vie ; et je viens d'apprendre qu'elle l'a peint d'après un coq empaillé.


Je vous jure qu'après les envolées lyriques de trois pages où il s'extasie sur un coin de paysage de Vernet avant de partir en délire sur les pouvoirs des ténèbres et de la lumière en peinture, ce genre de description froide et poliment méchante ressort comme un bon gag au milieu d'un film particulièrement drama. Et Diderot étant spécialiste de ce genre d'ironie, on se régale franchement, malgré le côté ardu de ce genre de lecture.

Je ne suis pas particulièrement fan de la littérature des Lumières, mais j'avoue que depuis Jacques le Fataliste, Diderot est un de mes grands chouchous. ( Lisez Jacques le fataliste et son maître, les gens, même si vous n'aimez pas les classiques : ce bouquin est un chef d'oeuvre d'humour et de satire bien piquante. Même sans les cours qui vont avec, je vous promets un grand moment de marrade. ) Et j'espère que même la perspective d'avoir à plancher dessus en fin d'année (*) ne m'en dégoûtera pas de sitôt... 

Il m'en reste encore plus de la moitié à lire... Mais comme c'est long et fastidieux, je vais tout de même essayer de continuer à lire autre chose à côté ( Montheillet, j'arrive !! ).

(*) J'ai appris aujourd'hui que j'allais être obligée de passer ce putain de bordel de concours d'entrée à Normale Sup' pour espérer avoir mes équivalences de L2 O__O C'est du chantage !!! Je veux pas aller à l'ENS, moi ç___ç
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Dimanche 31 août 2008

Bientôt deux semaines sans mise à jour ni tournée de blogs, hum... Serais-je en train de devenir plus paresseuse que je ne le suis déjà ?

La vérité, c'est que ces quinze derniers jours ont été plus qu'étranges, alternant coups de blues et moments d'optimisme, le tout accompagné d'une crise de procrastination assez monumentale dans son genre. Depuis mon dernier post, je n'ai rien fait, ou presque, à part terminer le chapitre 17 et entamer ( à peine ) le 18. Ma seule lecture "sérieuse" a été le Ruines et paysages, salon de 1767 de mon grand ami Diderot, qui est au programme des khâgnes cette année et auquel je consacrerai sans doute un billet une fois que je l'aurai terminé... parce qu'il faut bien dire ce qui est, Diderot, c'est génial. Et même plus que ça.

Mais en attendant, et parce ça m'a suffisamment redonné la pêche pour continuer d'écrire et m'occuper un peu de ce blog, je vais couiner un peu sur Corto, pour changer.



Pour l'anecdote, et parce que ça m'a bien fait rire : aujourd'hui est jour de braderie/brocante dans le petit bled de ch'Nord où je vis actuellement. Tout à l'heure, en y faisant mon tour habituel, je suis tombée sur un stand où un vieux monsieur vendait quantités de BDs en bon état, et sur lequel je n'ai pas résisté à fouiner. Je suis tombée sur cet album d'Hugo Pratt, le recueil "Sous le drapeau des pirates", réunissant trois courtes aventures du marin à l'oreille percée. Très intéressée, je m'en empare et m'écrie "A combien vous le faîtes, le Corto Maltese ?". Une voix lointaine me répond : "Cinquante euros !".
Gné ?
"Ben oui, édition originale et limitée !"
Ah bon... Ne m'y connaissant pas plus que ça, et étant incapable de déterminer s'il disait vrai ou pas, j'ai laissé l'album à regrets et me suis éloignée pour continuer ma promenade. Et trois stands plus loin, pas un de plus, je tombe sur une autre caisse de BDs, bradées par une vieille femme, cette fois. Je me penche, je furète, et là... Gosh, "Sous le drapeau des pirates", encore. C'était exactement le même album, dans le même état, la même édition. Curieuse, j'en demande le prix à la responsable du stand. "Trois euros", qu'elle me répond. "Mais vous avez une bonne tête, je vous le fais à deux !".
...
Moralité : Never trust a pirate ! 

N'empêche que j'ai bien rigolé, et qu'en repassant devant le stand du vieux monsieur, j'ai eu beaucoup de mal à faire comme si de rien n'était XD

Bref, je viens de terminer cet album durement conquis, et je ne peux qu'une fois de plus m'incliner devant le crayon de monsieur Pratt et la classe infernale de son personnage. Des trois one-shots présentés ici, c'est encore le dernier que j'ai préféré ( "A cause d'une mouette" ) à cause du léger décalage de ton et de la blague de Corto sur Saint Christophe qui m'a sauvé un repas et probablement une soirée. Je sais, c'est trivial, mais vous n'y pouvez rien.



Et parce que nous aussi, on bazarde nos fonds de tiroirs et qu'il faut bien que je tue le temps quand c'est moi qui m'occupe du stand, j'ai gribouillé ça tout à l'heure... A la plume, très vite fait, comme c'est mon premier fanart de Pratt et qu'un premier fanart, ça se fête, je vous le livre ;) ( je demande l'indulgence du public pour la casquette )

Je terminerais sur quelques nouvelles, plus ou moins bonnes selon les points de vue :


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~* La rédaction de Miroir touche à sa fin. Les deux semaines de glandouille intensive dont je vous parlais au dessus m'ont empêché de le finir dans les temps, mais il ne me reste plus que deux chapitres à écrire. Si je me dépêche, et si l'humeur générale arrête de jouer au yo-yo, je peux espérer poser le premier point final avant fin septembre.

Nous gentilshommes de fortune,
De quoi avons-nous peur ?
Plus du gibet de Savannah
Que de Satan et ses flammes...
On préfère la mort du bras
Qui tient une lame...

Découvrez Soldat Louis!


~* La deuxième nouvelle, c'est que je rentre mardi. A moi la khâgne, le boulot, les nuits blanches !... Non, sans rire, j'ai quand même hâte de reprendre un rythme de vie à peu près normal =.=° Mais jarnidieu quand même !

"Ce que tu cherches n'existe pas, Corto."
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Mardi 19 août 2008
Note : ceci est un article en deux parties. D'abord un ( petit ) extrait de Miroir, suivi du baragouin pseudo-réflexif habituel^^


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Cliquez pour voir l'image en entier^^

[...]

Son adversaire, le convive dégrisé dont l’humeur n’était plus au chant, bien au contraire, venait de s’avancer au milieu de cette lice improvisée, et l’attendait en jouant avec les guipures de ses manches. Sa trentaine bien sonnée toisait les dix-huit ans d’Aurélien avec hauteur, et l’homme ne fit point l’effort de dissimuler son rictus d’incrédulité. Eh, quoi ! à peine plus de la moitié de son âge, une taille un peu au dessous du médiocre, le corps maigre d’un soldat en campagne, et enfin une délicatesse de traits qui semblait bien plutôt celle d’une jeune fille que d’un bretteur assuré. Et en parlant d’assurance, ce freluquet paraissait bien n’en point manquer. De fait, il se tenait droit, dans une attitude souple et désinvolte, dont on sentait qu’elle était sur le point de se transformer en garde de combat.
Il en fallait davantage, cependant, pour impressionner notre chanteur au rabais. Les deux parties se trouvaient en ce moment face à face, n’ayant entre eux qu’une demie douzaine de pas, et à égale distance de leurs compagnons respectifs. Ces derniers étaient placés de manière à tout voir et tout entendre mais, fidèles aux conventions établies la veille, ne s’approchèrent point des duellistes.
L’un comme l’autre, ainsi que nous l’avons dit, avaient abandonné tout effet superflu : en haut-de-chausses et bras de chemise, tête nue, bottés jusqu’aux genoux, ils tirèrent leurs armes d’un même geste fluide afin d’en mesurer la longueur, ainsi que le voulait la coutume.


[...]

Extrait du Chapitre 17.
MIROIR © Andromède / Emmanuelle BRIOUL
Merci de ne pas reproduire sans autorisation

Je pourrais faire l'apologie du duel comme concept de base du genre Cape et Epée, mais comme je ne suis pas sûre d'y arriver.... Je crois que je vais me contenter de faire ma midinette et d'énumérer quelques unes des scènes de duel qui m'ont le plus fait couiner ( oui, j'aime bien quand les gens se tapent dessus ! ) :

Le duelliste le plus classe de tous les temps est et restera toujours Cyrano ( quelle que soit l'oeuvre où il apparaît ), mais il a beaucoup de concurrents ( tant au niveau des scènes que des personnages ) :

-Pardaillan ( le duel avec le duc de Guise dans Fausta vaincue, ou encore la scène où il désarme Bussi-Leclerc dans Les Amours du Chico, juste pour le plaisir de lui balancer les tronçons de son épée à la figure, alors qu'il y a une petite armée prête à lui sauter dessus *__* )

-Roland de Montrevel ( aaaah, ct'e scène de duel au pistolet au début des Compagnons de Jéhu *____* )

-Sigognac VS Lampourde sur le Pont Neuf, dans le Capitaine Fracasse. ( magnifique ! )

-Le duel entre Mathilde de Santheuil et la duchesse de La Ferté-Sheffair dans Les Foulards rouges ( OUI, la scène est mortellement kitch, mais elle m'a fait mourir de rire ! Et puis bon, pour une fois que ce sont les femmes qui se tapent dessus pour les beaux yeux d'un homme :D )

-Le duel au fouet ( lol ) entre Zorro et Monastorio dans l'épisode 3 de la série de Disney... Groarrrrrr XD

Y'en a encore beaucoup... Mais je vais m'arrêter là ! Et vous, quelles scènes de duel vous ont le plus marquées, tous supports confondus ?


Publié dans : Bibliophagie
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Samedi 9 août 2008
Et hop, après une autre semaine en mode autiste ( Aurélien et Miroir se sont DECLARES !! Mwahahaha !!! ), je continue le rapport de vacances.



Vers 1460, la guerre des Deux-Roses ( Lancastre contre York ) ravage l'Angleterre. Dans la forêt de Tunstall - que hantent un bossu énergique, un faux lépreux masqué et un hors-la-loi surnommé "la Flèche Noire" -, le jeune orphelin Dick Shelton cherche la vérité. Et trouve l'amour.
Dans un décor à la Robin des Bois, une histoire de cape et d'épée et de mystère contée sur le ton tragique et tendre de
David Balfour.

Je voulais le lire depuis un bon moment, celui-là : un peu de Moyen-Âge dans un éventail de Grand Siècle -et par l'un des Maîtres de l'Aventure, s'il vous plaît- cela me paraissait le bon plan pour les vacances. Eh ben gagné : j'ai adoré :D

Ce roman n'est certes pas le meilleur de Stevenson ( bien loin de L' île au Trésor ou de Docteur Jekyll et Mister Hyde ), mais dans le genre roman feuilleton foisonnant et échevelé, il se lit plus que bien. Très riche en péripéties ( il n'y a d'ailleurs pratiquement que ça ), il nous laisse plonger dans l'Angleterre campagnarde et féodale du XVe siècle, avec ses paysans, son clergé, ses notables et ses apprentis chevaliers. Richard "Dick" Shelton est l'un d'eux : un peu bourrin, un peu naïf, très mal dégrossi ( surtout avec les filles ) mais bon coeur, au fond, c'est le héros type et officiel de ce genre de roman. Un jeune orphelin courageux qui découvre que son père est mort assassiné, et que l'homme qui l'a élevé ( et dépossédé de ses biens au passage ) n'est autre que le meurtrier... Bref, du classique bien classique, mais tellement bien fichu qu'on en redemande. Car à mon sens, et même si Dick est loin d'être inintéressant, ce qui fait tout le sel de ce roman, ce sont les personnages secondaires et la galerie de travestissements qu'ils amènent. Les rôles s'inversent sans cesse, les masques changent et les maîtres du jeu ne sont jamais vraiment ceux que l'on croit.
Ainsi en va-t-il d'Ellis Duckworth, l'archer vengeur surnommé "la Flèche Noire" : il donne son titre au roman, mais n'apparaît pratiquement jamais, ou sinon pour faire le lien entre les différents criminels à châtier, et n'a qu'un rôle minine dans l'intrigue. De même, les "méchants" ( Sir Olivier, Bennet Hatch... ) sont plus pitoyables qu'autre chose, alors que le duc de Gloucester ( le futur Richard III ), qui fait ici figure de génie politique et militaire auquel le héros choisit de se rallier, apparaît très vite comme un homme cruel et malsain. Le plus impressionant des travestissements est bien sûr celui de Johanna Sedley, la fiancée de Dick, qui lui apparaît d'abord comme un jeune garçon trouillard et maladroit, avec qui il se dispute régulièrement ( le passage où il manque de "le" battre est d'ailleurs très impressionant )... Mais qui, une fois retrouvés ses habits de femme et son véritable nom, se révèlera être une Grande Dame noble et généreuse, très aristocratique et à mille lieues de sa première apparence.

En clair : un roman du paradoxe, qui retourne les personnages et les situations comme des gants, tout en emportant le lecteur dans une grande épopée de 400 pages durant laquelle il ne s'ennuie pas un seul instant.  
Publié dans : Bibliophagie
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Lundi 4 août 2008

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !


Charles Beaudelaire, "L'Homme et la mer", in Les Fleurs du Mal, 1861.


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