L'Hurluberlue

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Samedi 17 mai 2008

Hum. Semaine relativement tranquille niveau boulot, même si cela ne risque pas de durer. Résultat : j'ai eu le temps de terminer toutes mes lectures en retard, ou presque... Y sont passés The Tempest de Maître Secoue La Poire, les 11 tomes de Love Mode par Yuki Shimizu ( si si, c'est de la lecture en retard ) et surtout, petit bouquin que j'ai eu la surprise de trouver mercredi dans ma boîte aux lettres : le tome 2 du Dictionnaire Libertino Libertaire, par Pierre de Proost.

J'avais lu le premier opus il y a quelques mois, ravie d'être tombée sur une mine pareille. Un joli petit recueil de citations à la fois rieuses et féroces, qu'on n'est pas prêt d'épuiser de sitôt. Mais visiblement, cela ne suffisait pas à M. de Proost, qui a élaboré un second volume... que j'ai dévoré avec le même sourire que pour le premier. C'est toujours drôle, incisif, parfois complètement à l'Ouest, mais jamais vulgaire. Comme il le dit lui-même dans son introduction, si le premier volume était un travail d'homme occidental, celui-ci est un éventail de pensées tirées des archives d'autres temps, d'autres civilisations. Je crois que je vais prendre autant de plaisir que pour les premières à les lâcher un peu partout... 
Alors même si on m'a expressément recommandé de ne pas en publier trop ici, et que ça m'embête toujours autant de sélectionner parmi ce gros paquet de sucreries anti-conformistes, il y a en a trois que je veux tout de même vous dédier par procuration, à vous qui lisez ces pages, qui savez ce que je m'efforce d'y distiller, et qui êtes susceptibles d'aimer tout ce que signifie de recueil :

"Pour moi, je ne prendrai point part à cette compétition : je ne veux ni commander, ni obéir ; mais si je renonce au pouvoir, c'est à la condition que je n'aurai pas à obéir à l'un de vous..."
( Hérodote )

"La gauche reste notre mère à nous, les humbles, mais c'est une mère qui trop souvent nous refuse son lait et se contente d'exhiber ses beaux seins."
( Fatou Diome )

Et la dernière, que je ne glisse ici que pour Marie, ma coquine aux yeux presque noirs, en souvenir de certain après-midi de printemps, où nous nous sommes dit la même chose avec les mains :

"Du temps de ma mère, les soutiens-gorge étaient  cousus sur mesure. D'ailleurs, cela se pratique toujours de nos jours. Je m'en suis fait faire un en dentelle noire, et si vous insistez vraiment je pourrais vous le montrer."
( Anna Moï )

Voilà, merci M. de Proost pour ce deuxième volume, merci pour la dédicace et la citation en 4e de couv' ( comment j'étais fière, les gens XD ! ), et merci de nous avoir donné une nouvelle occasion de rêver.

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Dimanche 11 mai 2008
Un des passes-temps préférés de mon grand-père consiste à me refiler tous les bouquins dont il ne veut plus... ce dont je ne me plains absolument pas ( même si du coup, mon Enorme Pile en Attente se monte aujourd'hui à 81 livres O_____O ). Et parmi la dernière cargaison qui a atteri dans ma chambre se trouvait les trois volumes de l'Edition Crémille des Crimes Célèbres de Maître Dumas. Très beaux livres... Dont je n'ai lu que le tome III, justement, celui consacré à la famille Borgia ( 1492-1507 ).
Yup, j'y vais dans le désordre. Et alors ? ^o^

En parlant de désordre, d'ailleurs, ce bouquin en est très représentatif.

Vu la réputation pour le moins... haute en couleurs des Borgia, je m'attendais à un minimum de détails croustillants, quoi ! Mais non, Dumas reste Dumas : ce livre n'est en grande partie qu'une gigantesque chronique politique de l'époque, dont le point de vue central reste celui de la Trinité Infernale : le pape Alexandre VI et ses deux enfants, César et Lucrèce Borgia. Et encore cette dernière n'est-elle pas un personnage central de l'Histoire, mais plutôt un faire-valoir sulfureux des deux autres : Dumas ne la mentionne que lorsqu'il lui faut rappeler, une fois de temps en temps, les moeurs incestueuses de cette famille et ses crimes politiques ( elle sera mariée successivement à quatre hommes différents, selon les alliances recherchées par le pape, et qu'il fera tous empoisonner au fur et à mesure qu'ils lui deviennent inutiles ). De fait, et à défaut d'anecdotes licencieuses, ce bouquin est un concentré de manoeuvres, alliances, trahisons, batailles, assassinats et autres coups de pute en tous genre. Pas une pause, pas un répit. César ( qui est plus ou moins la figure centrale du récit ) vole de victoires en victoires, mais aussi de crimes en crimes. Et autant les looooongs récits des jeux d'alliances qui se font et se défont, ainsi que des villes qui se prennent et se reprennent, m'ont paru dans l'ensemble plutôt ennuyeux ( les joies de la guerre et de la politique ! ), autant la profonde logique de César et Alexandre a quelque chose d'assez fascinant. Ils tuent, ils ne font que ça : par l'épée, le poignard ou le poison, il n'y jamais trois pages sans au moins un meurtre mentionné. Mais aucun dedits meurtres n'est gratuit. Que ce soit par ambition, par nécéssité politique ou encore par intérêt personnel et amoureux, il y a toujours une cohérence dans leurs actes.
 
Impossible de résumer ce livre : il est beaucoup trop foisonnant et irrégulier. Mélange de chronique historique et de catalogue d'anecdotes romancées, il mêle tous les domaines que je viens d'énumérer. Et le plus amusant, c'est que Dumas a l'air de ne pas vouloir "assumer" ce qu'il écrit : le narrateur s'implique très peu dans le récit, mais en plus, les quelques passages vraiment "atroces" sont rapportés comme de simples citations d'autres auteurs, que Dumas s'arrange toujours pour couper pile au moment où cela devient vraiment trop chaud.
Alors oui, la grande perverse que je suis à été un peu déçue par la mise en valeur du côté politique au détriment du côté licencieux, mais outre que cela permet de se faire une idée assez précise de l'échiquier de pouvoir de l'époque ( du Sultan de Constantinople à l'Empereur, en passant par les Rois d'Espagne et de France et tous les petits souverains italiens ), c'est également une toile de fond indispensable pour comprendre la légende des Borgia, véritables génies politiques et militaires, au moins pour César et Alexandre.
Dumas ne s'y est d'ailleurs pas trompé, puisque le personnage de Machiavel apparaît à plusieurs reprises, au travers de lettres apocryphes, annonçant ainsi l'immortalisation de César Borgia sous la figure littéraire et philosophique du Prince. En clair, on retrouve le style habituel de Dumas, mâtiné d'Histoire à la sauce romantique, mais néanmoins romanesque.
Et hormis le quasi-passage à la trappe du côté charnel de la légende, je n'ai qu'une remarque à faire : évidemment, Môssieur Dudu a passé tout un bouquin a descendre en flèche un Pape ( c'est à dire THE représentant de l'Eglise ), et donc il n'a pas pu s'empêcher, à la fin, pour rattraper le coup vis à vis de la morale chrétienne, d'inclure un conte de Boccace ( celui du juif Abraham qui va à Rome et qui en déduit que si, malgré le bordel qu'est devenue l'Urbs, la foi chrétienne a toujours autant de succès, alors c'est qu'elle est protégée par l'Esprit-Saint et qu'il peut s'y convertir sans déroger à la morale.... Mwahahaha XD ) et de conclure sur un très magistral, mais très flagorneur :

"Ce conte de Boccace répond si admirablement au reproche d'irréligion que pourraient nous faire ceux qui se tromperaient à nos intentions, que, ne comptant pas y faire d'autres réponses, nous n'avons point hésité à le mettre tout entier sous les yeux de nos lecteurs.
Au reste, n'oublions pas que,si la papauté a eu ses Innocent VIII et ses Alexandre VI,qui en sont la honte, elle a eu aussi ses Pie VII et ses Grégoire XVI, qui en sont l'honneur."


Et vive le garibaldien ! XD

Quelques passages choisis, histoire de vous faire rigoler frémir :

L'archevêque de Cosenza, en parlant des Borgia
"L"Archevêque de Cosenza connaissait les hommes auxquels il avait affaire : il savait qu'ils ne reculaient devant aucun moyen d'arriver à leur but ; il savait qu'ils avaient une poudre qui avait le goût ey l'odeur du sucre, dont il était impossible de distinguer la mixtition dans les aliments, et qui faisait mourir d'une mort lente ou prompte, selon qu'ils le désiraient, et sans laisser de trace : il connaissait le secret d'une clé empoisonnée qui était toujours sur la cheminée du pape, de sorte que, lorsque Sa Sainteté voulait se défaire de quelqu'un de ses familiers, il lui ordonnait d'aller ouvrir certaine armoire ; or la poignée de cette clé avait une petite pointe, et comme la serrure de l'armoire jouait mal, on serrait la main, alors la serrure cédait, et l'on en était quitte pour une légère écorchure ; cette écorchure était mortelle. Il savait enfin que César portait une bague qui se composait de deux têtes de lion, et dont il tournait le châton en dedans lorsqu'il voulait serre la main d'un ami. Alors les dents du lion devenaient des dents de vipère, et l'ami mourrait en maudissant Borgia."

César Borgia, après avoir pris la ville de Faenza, qui sous l'impulsion de son très jeune souverain Astor Manfredi, lui a résisté pendant près d'un an :
"Les conditions furent fidèlement remplies à l'égard des habitants ; mais César, ayant vu Astor qu'il ne connaissait pas, fut pris d'une étrange passion pour ce beau jeune homme qui ressemblait à une femme : il le garda donc près de lui dans son armée, lui faisant honneur comme à un jeune prince, et paraissant aux yeux de tous avoir pour lui la plus vive amitié ; puis un jour, Astor disparut, comme avait fait la fiancée de Carraciolo, sans que personne sût ce qui était advenu de lui ; César lui-même parut fort inquiet, dit qu'il s'était sauvé sans doute, et pour faire croire à cette fuite, envoya après lui des courriers dans toutes les directions.
Un an après cette double disparition, on trouva dans le Tibre, un peu au dessous du château Saint-Ange, le corps d'une belle jeune femme, dont les mains étaient liées derrière le dos, et le cadavre d'un beau jeune homme, ayant encore autour du cou la corde de l'arc avec laquelle on l'avait étranglé. La jeune femme était la fiancée de Carraciolo, le jeune homme était Astor.
Tous deux avaient servi pendant cette année aux plaisirs de César, qui, s'étant enfin lassé d'eux, les avait fait jeter dans le Tibre."

Description "interposée" des fêtes données en l'honneur des quatrièmes fiançailles de Lucrèce :
Telles étaient les fêtes du dehors ; quant à celles qui avaient lieu dans l'intérieur du Vatican, le programme n'en était pas donné au peuple ; car au dire de Burchard, témoin occulaire, voici ce qu'elles étaient :
"Le dernier dimanche du mois d'octobre, cinquante courtisanes soupèrent au Palais apostolique dans la chambre du duc de Valentinnois
[=César], et, après avoir soupé, dansèrent avec les écuyers et les serviteurs, d'abord vêtues de leurs habits, ensuite nues ; après le souper on enleva la table, on posa symétriquement les candélabres à terre, et l'on sema sur le parquet une grande quantité de châtaignes, que ces cinquante femmes, toujours nues, ramassèrent en marchant à quatre pattes entre les flambeaux ardents ; le pape Alexandre, le duc de Valentinois et sa soeur Lucrèce, qui regardaient ce spectacle d'une tribune, encourageaient par leurs applaudissements les plus adroites et les plus diligentes, qui reçurent pour pris des jarretières brodées, des brodequins de velours et des bonnets de drap d'or et de dentelles ; puis on passa à de nouveaux plaisirs et ... ... ... ... .. .. .... ... .. .. ..... ... .... .. ... ... .. .. ..... ... .. ..."
Nous demandons bien humblement pardon à nos lecteurs, et surtout à nos lectrices ; mais après avoir trouvé des expressions pour la première partie du spectacle, voilà que nous en cherchons vainement pour la seconde ; nous nous contenterons donc de leur dire que, comme il y avait eu des prix pour l'adresse, il y en eut pour la luxure et la bestialité."

Moralité : lisez "les Borgia", les gens XD


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Mardi 6 mai 2008
1e mai 2008. Monsieur Fajardie a passé la plume à gauche.
Un type bien est mort.
Restent ses livres.
Et nos pensées.

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Vendredi 2 mai 2008

Ce midi, en allant fouiller dans ma librairie habituelle pour tuer le temps, je suis tombée sur ceci :

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Que ne nous a pas dit Alexandre Dumas ? Que s'est-il donc vraiment passé entre Les Trois Mousquetaires et Vingt ans après ?

D'Artagnan, fort de son succès dans l'affaire des ferrets de la reine, a vu s'exaucer son voeu le plus cher : intégrer le prestigieux corps des mousquetaires du Roy en compagnie de ses amis Athos, Porthos et Aramis...

Et c'est au Pirée, le port d'Athènes, dans la Grèce occupée par l'empire Ottoman, que nous retrouvons les quatre mousquetaires, devenus les meilleurs agents de Sa Majesté, ceux que l'on envoie sur tous les fronts, dans tous les pays, pour défendre les intérêts et l'honneur de la France, du Roy et de Dieu.

Mais leur mission qui devait être de simple routine, va se transformer en une quête périlleuse dont les enjeux seront la vie de millions de personnes ainsi que le sort de plusieurs nations !...

Il est bien alléchant, ce résumé... Mais de toutes façons, même s'il ne l'avait pas été, je l'aurai quand même acheté, ne serait-ce que par curiosité. Et maintenant, après l'avoir lu, j'éprouve un peu la même sensation qu'avec Belladone, la BD de Ange et Alary. Une bonne idée de départ, mais tellement de "trop" et de "pas assez" un peu partout qu'au final, on éprouve plutôt la sensation d'être passé à côté de quelque chose. Et ici, de fait, l'intrigue de base aurait pu être vraiment très bonne : les quatre mousquetaires sont envoyés en Grèce pour apporter le soutien du roi Louis XIII aux populations chrétiennes face aux turcs ( comprendre : donner des sous aux mouvements de résistance pour qu'ils continuent leurs guérillas secrètes ), mais se font trahir par ces propres gens auxquels ils étaient venus s'allier, et se retrouvent avec les turcs aux fesses... Et d'aventures en aventures, ils finissent par découvrir un complot orchestré par le souverain d'un petit royaume chrétien, ennemi des turcs, pour... empoisonner les aqueducs de Constantinople et ainsi en éradiquer toute la population ( "Plus d'un million d'innocents !" dira Athos a la page 37... ). Ni une ni deux, d'Artagnan et ses trois poteaux filent en Turquie pour essayer d'empêcher la catastrophe, et bien sûr, en bons ancêtres spirituels des Quatre Fantastiques de Bruce Willis, ils finiront par sauver Constantinople, l'Empire Ottoman, et toutes les populations qu'aurait menacées la contagion... Bref, la trame de ce qui aurait pu être une bonne vieille aventure de cape et d'épée rocambolesque à souhait, mais qui finalement, m'a plutôt fait grogner de frustration qu'autre chose.

Car si le graphisme rappelle très fortement celui de Joann Sfar, la BD est malheureusement loin -à mon avis- d'avoir la finesse et la poésie d'un Grand Vampire ou d'un Chat du Rabbin... L'humour est présent, certes ( de façon plus ou moins lourde, d'ailleurs ) et les questions profondes touchant aux sujets sensibles ne manquent pas. Par exemple, si les mousquetaires sont en Grèce, c'est bel et bien pour soutenir leurs correligionnaires face aux musulmans. De plus, le petit souverain cité plus haut est au départ menacé par les turcs... et ils le préviennent afin qu'il puisse lever une armée et leur faire la guerre sans surprise. Ils jouent donc bel et bien un rôle d'espions au service de la chrétienté, mais n'hésiteront pas à risquer leur peau pour empêcher le Méchant de service de liquider tout l'Empire turc d'un coup. De plus, en soldat modèle, n'est-ce pas, d'Artagnan se fritte presque avec Aramis, lorsque celui-ci dit que l'empoisonnement serait un "crime de guerre", et qu'il lui rétorque que "la guerre EST un crime, Aramis" ( bon, ça ne l'empêche pas d'être là pour la favoriser, justement, hein ). Bref, des pistes intéressantes qui ajoutent une dimension en plus à nos mousquetaires, tout en leur gardant ce côté "joyeusement amoral" que leur avait conféré Dumas ( ils n'hésitent pas, par exemple, à faire exploser un navire turc en en ayant libéré les galériens chrétiens auparavant, mais en y oubliant délibérément les belles courtisanes maures du capitaine, que d'Artagnan ne s'était pourtant pas gêné pour draguer deux ou trois cases plus haut. ). Le problème, c'est... c'est tout juste le manque de finesse et de poésie dont j'ai parlé au dessus. C'est bourrin, rapide, sans grande originalité dans le traitement des actions ( encore une fois, c'est d'Artagnan qui fait tout, Athos donne la réplique de temps en temps, et c'est à peine si Aramis et Porthos quittent leur rôle de figurants... sauf quand il s'agit de dégomer les ennemis en leur lançant des pierres, of course, au moins pour ce dernier ), et le graphisme, s'il rappelle celui de Maître Sfar, comme je l'ai dit plus haut, ne fait que le rappeler justement. Des couleurs variées, certes, mais par "plaques", avec de loooongs passages très sombres et assez ternes entre deux "changements d'ambiance", et des dessins dont le style laisse parfois comme une vague impression de bâclé.

En clair, des hauts et des bas, du positif et du négatif, mais globalement, je ne pense pas qu'on tienne là la révélation du siècle en matière d'adaptation de Dumas en bande-dessinée. Accessible aussi bien aux fans qu'aux néophytes ( hormis dans le résumé, il n'y a strictement aucune allusion faite aux événements des Trois Mousquetaires ), mais du coup, également décevante pour chacun.
Même si toute cette critique ne reste, bien entendu, que mon humble avis personnel :)

NB : Par contre, j'ai acheté dans la foulée les quatre premiers tomes de Loveless... Ce truc, c'est le mal. Je suis fan O__O Mais fan ! Sôbi et Ritsuka forever ♥
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Dimanche 27 avril 2008
J'ai passé la journée d'hier au festival médiéval de Coucy le Château, près de Soissons. Je m'étais laissée débauchée par Julien il y a bon bout de temps, et même si le Moyen-Âge ne m'attire que moyennement au niveau historique, je dois admettre que je n'ai pas eu de mal à me plonger dans l'ambiance. D'ailleurs la journée tout entière a été excellente ( on passera sur les mésaventures liées à l'itinéraire et aux QUATRE trains que j'ai dû me taper, alors que j'habite juste au dessus ! ), et la seule chose que je regrette, c'est d'avoir oublié mon appareil...

Celà dit, je me suis tout de même offert un cadeau de taille ( même si j'ai eu du mal à choisir =.=° y'avait des chapeau à plumes à 40 euros !! QUARANTE euros O___O Alors que j'ai payé le mien une fortune !! remboursez ! ) , et je m'en vais frimer de ce pas :

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Mieux vaut ne pas le fermer, ça donne l'impression que mes seins sont plus gros, ça fait plus classe XD

Et avec tout l'attirail, ça donne :

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Do what you want, cause a pirate is free !
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Samedi 19 avril 2008
Foutu clip, quand même. Pour la première fois depuis un bon bout de temps, je suis de nouveau en mode "pirate" =.=° Résultat, ça me fait encore une excuse pour ne pas recopier mon commentaire d'allemand ne pas bosser sur le chapitre 1, et faire plein de bêtises avec le Chevalier à la place.

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"One day, I will be the greatest courgette scourge of the seven seas."

Il doit avoir dans les 14/15 ans, là dessus, et le croquis a été pris juste après qu'il ait volé la vedette à d'Artagnan et aux Foulard rouges regagné son navire après avoir participé aux événements de la Fronde, aux alentours de 1649/1650. Certes, à l'époque, môssieur n'est pas encore pirate, mais c'est déjà un sacré chieur... M'est avis qu'il a souvent dû être de corvée de patates.
Quelques détails, en vrac, qui n'apparaîtront pas forcément dans le bouquin mais qui me font rire :

- A peu près à cette époque, il avait réussi à apprivoiser un macaque hurleur des Caraïbes, et en bon huguenot fraîchement converti, il l'avait appelé Loyola. Comprenne qui pourra XD

-Ledit Loyola s'était fait une spécialité de charger les pistolets à silex qu'on lui tendait, pourvu qu'on y ait prélablement tassé la poudre. Très pratique avant les abordages, n'est-ce pas... Et puis, comme disait Camille : "'Faut bien qu'il serve à quelque chose !"

-Loyola, toujours lui, a vécu très vieux... Mais à l'inverse de son illustre homonyme, il n'est pas mort d'ans et de félicité. En fait, je ne sais pas exactement comment, mais c'est Selim qui l'a zigouillé, quelques années plus tard.

-En bon cliché sur pattes, pépère Camille est relativement précoce... dans tous les domaines XD A 15 ans, pas timide pour deux pistoles, il se glissait déjà dans les hamacs de ses petits camarades pour dormir avec eux... ou plutôt, pour les empêcher de dormir :D Je pense qu'il a eu sa première fois vers 14 ans, probablement avec un jeune officier de quart, quelque part dans la réserve de toile... :p

-Malgré ça, il n'a jamais été "libertin", du moins sexuellement parlant. Il était plutôt du genre "coeur d'artichaud", mais sans avoir été "amoureux" à chaque fois, il n'allait jusqu'au bout que s'il ressentait vraiment quelque chose. Lui-même s'est d'ailleurs pris une paire de râteaux...

-Il s'est posé à 25 ans, lorsqu'il a rencontré Selim. Vous connaissez la chanson : "Leurs yeux se rencontrèrent... et ce fut pour la vie" :D

-Il a d'ailleurs eu beaucoup de mal à le conquérir, le Selim ! XD Môssieur Bistouri n'était pas hyper chaud à l'idée de se faire draguer par un homme... Mais l'amûr a été plus fort que tout XD 

-En parlant d'amûr,le Chevalier et Selim ne sont pas les seuls personnages homosexuels de Miroir... même si les autres restent au second plan. Eventuels futurs lecteurs, z'êtes prévenus ;)
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Jeudi 17 avril 2008
OMG, c'est définitif, j'aime le web. Après la zique apocalyptico-drôlatique You are a pirate ! relayée par le Weblog du Songe, et toujours dans le registre "chansons débiles à hurler à tue-tête", voici... Wolves of the sea !!


eurovision lettonie 2008 Pirates Of The Sea - Wolves of the
envoyé par jief75

On pense ce qu'on veut de l'Eurovision et de ce clip en particulier, mais... Si vous avez besoin de piquer un fou rire, là, maintenant, tout de suite, cliquez. Je vous jure, ça fait du bien aux abdos XD
Et pour pouvoir vous ridiculiser devant votre ordi :

With a hi hi ho and a hi hi hey
We're hoisting the flag to be free
We will steal the show, Jolly Rogers go
We are wolves of the sea

Don't try to run, it's all set and done
There's a treasure inside
We are robbing you blind
I hope you don't mind
We are taking it all tonight

Just walk away, we will conquer it all
Pirates will stand and the loser will fall

With a hi hi ho and a hi hi hey
We're bound to be close to the sea
Our captain will stand on the bridge and sing:
Pirates are all we can be

With a hi hi ho and a hi hi hey
We're hoisting the flag to be free
We will steal the show, Jolly Rogers go
We are wolves of the sea

Down to the core, we're coming for more
With a sword close at hand
We are scary and bold, a chest full of gold
We can steal it when sighting land

Then Hook, our captain is looking at you
There's no Peter Pan, so what can you do?

With a hi hi ho and a hi hi hey
We're bound to be close to the sea
Our captain will stand on the bridge and sing:
Pirates are all we can be

With a hi hi ho and a hi hi hey
We're hoisting the flag to be free
We will steal the show, Jolly Rogers go
We are wolves of the sea

???
We pirates will stand tall
A skull and crossbone flag is closing in
To see you fall

(Hum, hi ho, hi hum, hi hey)
(Hum, hi ho, hi hey)
(Hum, hi ho, hi hum, hi hey)

With a hi hi ho and a hi hi hey
We're hoisting the flag to be free
We will steal the show, Jolly Rogers go
We are wolves of the sea

C'est pas encore ce soir que je finirai mon chapitre, moi...
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Dimanche 13 avril 2008
Pseudo post créatif, attendu qu'hier soir j'ai essuyé une nouvelle crise de "fangirl en manque", et que j'ai passé mes nerfs comme j'ai pu. Résultat, une poignée d'avatars Viewfinder ( avec un bonus Crimson Spell ). Comme de juste, Master Feilong est à l'honneur :

100*100

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150*150

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Photobucket Photobucket
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Voilà, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais... Feilong forever ♥

Et puisqu'on parle de petits plaisirs, le dernier meme taggué par Lilou :

“Si Amélie Poulain aime briser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin et plonger la main dans un sac de grains, nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n’appartiennent qu’à nous et, qui quand on se sent épuisé, nous redonnent du baume au coeur.”

J'ai beaucoup de petits plaisirs, comme tout le monde, mais puisque je me doute qu'ils vont vous faire rire, j'ai sélectionné ces trois là :

La nostalgie des années théâtre :

N'est pas neuneu qui veut, il est de certaines habitudes qui s'entretiennent. Celle de la marrade en solitaire, notamment. Et dans mon cas, le meilleur moyen pour ça, c'est encore d'ouvrir une pièce classique qui m'a particulièrement marquée, et de me la jouer toute seule devant mon miroir. J'ai toujours été très mauvaise en déclamation ( très mauvaise sur scène en général, d'ailleurs... ô mes trois heures de pratique par semaine, je ne vous regrette absolument pas ! ), mais... les TIRADES, quoi *___* Je sais que ce n'est pas leur vocation première, mais que ce soit chez Shakespeare, Corneille ou encore le vieux Racine, elles sont...à mourir de rire XD Vraiment, les tirades en vers, c'est génial. Faites l'expérience :

Est-il quelque ennemi qu'à présent je ne dompte ?
Paraissez, Navarrais, Mores et Castillans,
Et tout ce que l'Espagne a nourri de vaillants ;
Unissez ensemble, et faites une armée,
Pour combattre une main de la sorte animée :
Joignez tous vos efforts contre un espoir si doux ;
Pour en venir à bout,c'est trop peu que de vous.

Corneille, Le Cid, V 1.

Tout seul, devant le miroir, avec le ton du Matamore ou encore celui de l'amoureux de base, et je vous garantis le fou rire dans la minute. En vers, je repère. La prose, ça marche beaucoup moins bien... Mais le nec-plus ultra, ce sont bien entendu les tirades de Cyrano de Bergerac. Là, on ne rit plus... Ou du moins plus seulement :) ( et si en plus vous pouvez vous réciter celles du dernier tomes de De cape et de crocs, alors c'est fini, vous êtes mort XD )

La nostalgie des années biberons :

Avec, entre autres :


( C'est Winniiiiiiiiie, mon ami Winniiiiiiiiie <3 )




( zouic ! zouic ! zouic ! )

( Bercé par le vent et les flots, sur la route de la soie... <333 )

Bon, bien sûr, le truc c'est de ne pas se faire surprendre quand on est en train de les hurler à tue-tête XD

La nostalgie du grand air :

On gave Raoul-le-mp3, on met ses baskets et on sort. Pour marcher, courir, rêver... Faire tout ce qu'on ne peut pas faire quand on est enfermé. On peut monter en croupe derrière le Chevalier, tirer l'épée avec Pardaillan, fantasmer sur Bragelonne et Mordaunt, faire la révolution avec la Tulipe Noire, regarder l'empire se préparer avec Roland de Montrevel... On peut rire toute seule au milieu des corons désertés sans crainte de déranger les lapins, et sans penser au travail qu'il faudra reprendre une fois qu'on aura repassé la porte.
Une petite pause, de temps en temps :)





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