Mais quand reviendra le temps des cerises ?...

Publié le par Andromède

Il faut que Paris et le pays tout entier sachent quelle est la nature, la raison, le but de la révolution qui s'accomplit. Il faut enfin que la responsabilité des deuils, des souffrances et des malheurs dont nous sommes les victimes retombe sur ceux qui, après avoir trahi la France et livré Paris à l'étranger, poursuivent avec une aveugle et cruelle obstination la ruine de la capitale, afin d'enterrer, dans le désastre de la république et de la liberté, le double témoignage de leur trahison et de leur crime...
Cette fois encore, Paris travaille et souffre pour la France entière... Que demande-t-il ?
La reconnaissance et consolidation de la république, seule forme de gouvernement compatible avec les droits du peuple et le développement régulier et libre de la société.
L'autonomie absolue de la Commune étendue à toutes les localités de la France, et assurant à chacun l'intégralité de ses droits, et à tout français le plein exercice de ses facultés et de ses aptitudes, comme homme, citoyen et travailleur...
Nos ennemis se trompent ou trompent le pays quand ils accusent Paris de vouloir imposer sa volonté ou sa suprématie au reste de la nation, et de prétendre à une dictature qui serait un véritable attentat contre l'indépendance et la souveraineté des autres communes. Ils se trompent ou trompent le pays quand ils accusent Paris de poursuivre la destruction de l'unité française constituée par la Révolution [...]. L'unité, telle qu'elle nous l'a été imposée jusqu'à ce jour par l'empire, la monarchie et le parlementarisme, n'est que la centralisation despotique, inintelligente, arbitraire ou onéreuse. L'unité politique, telle que la veut Paris, c'est l'association volontaire de toutes les initiatives locales, le concours spontané et libre de toutes les énergies individuelles...
La révolution communale, commencée par l'initiative populaire du 18 mars, inaugure une ère nouvelle de politique expérimentrale, positive, scientifique. C'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, de l'agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la patrie ses malheurs et ses désastres...
Extrait de la Déclaration au peuple français du 19 avril 1871, in Ces Textes qui ont marqué l'Histoire de France d'Isabelle Dumier.

Bon, OK, ça date du XIXe siècle, donc on y trouve forcément une paire de points quelque peu bancals. N'empêche que la Commune, c'est plus ou moins la naissance de la Gauche française... Donc si comme moi on cherche à remonter aux sources pour comprendre ce qui merde-plus-que-grave ( oui, je sais, la définition même de la politique c'est de merder-plus-que-grave, mais bon, il paraît qu'il faut faire avec ce qu'on a ), ce texte en dit beaucoup plus long que bien des reportages... Mettons qu'on essaie de remplacer certains mots/noms par d'autres, et on obtient un tableau assez vrai de la situation politique à plusieurs époques différentes... Dont la nôtre. Ah là, oui, carrément, le renforcement des pouvoirs en sous-main, on est en plein dedans. 
On l'a sans doute d'ailleurs plus ou moins toujours été.
La question, c'est de se demander POURQUOI on dirait que ce sont toujours les mêmes qui se font arnaquer ? O__o
...
Mouarf, il est presque 22h, mais je crois que ça ne va pas m'empêcher de gamberger =.=°

PS :

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Huhu, le chapitre 9 a passé la troisième :D

Publié dans Prises de chou

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Andromède 19/08/2007 19:34

Ah, ma foi, j'aimerais beaucoup, mais euh... Tu n'as pas laissé d'adresse hotmail ^^;;;;

Maxhh 18/08/2007 12:19

Coucou colègueee*o*

Si tu veux faire connaissance, prends mon adresse hotmailll voilàààà^^ no souci

à pelucheee

Andromède 17/08/2007 13:13

Je crois que tu as parfaitement raison... Mais espoir ou pas, d'un côté comme de l'autre, on est mal barrés... :/

lilou 16/08/2007 11:34

Ah, la Commune de Paris... Elle a connu de grandes heures (et néanmoins des heures sanglantes) à deux pas de chez moi.

Ceci dit, le problème avec la politique actuelle, c'est qu'un certain paradoxe entre l'avènement de la mondialisation à tout vent et un certain individualisme ambiant a pris le pas sur la théorie politique et la réflection. Le tout, au jour d'aujourd'hui, n'est plus d'être heureux ensemble, mais d'être heureux chacun dans son coin. Et notre gouvernement actuel (c'est le cas depuis un moment, mais ça s'accentue franchement ces temps-ci) de nous globaliser, de nous faire entrer dans un moule pour nous surveiller. Les combats pour lutter contre cet état de fait peuvent sembler vains. Les gens sont devenus passifs. Et ce sont ceux qui osent élever la voix qui se font engueuler. On voit ce que ça donne avec cette nouvelle loi sur le droit de grêve.

Pourquoi ce sont toujours les mêmes qui se font arnaquer? Tout simplement parce qu'autrefois, on ne les écoutait pas. Et aujourd'hui, comme ils en ont pris l'habitude, ils ne disent plus rien. Et hélas, comme aujourd'hui il est furieusement de bon ton de remettre en cause mai 68, c'est mal parti pour s'arranger...

Il reste à espérer que les rares groupes de gens qui refusent de rentrer dans le moule, qui osent contester, qui assument leurs différences et leurs opinions continuent leur combat... et que quelque chose fasse qu'ils soient de plus en plus nombreux.