Bref bilan avant la (re)plongée fatale

Publié le par Andromède

Eh bien ça y est, mon hymen avec la prépa s'est consommé, je suis définitivement une HK ! Hypokhâgne, quel beau nom pour cette pseudo-Utopia de l'Esprit ( on va s'épanouir, qu'ils disent :D ), qui tient à la fois de l'enfer et du paradis : travail, livres, lectures, travail et... la même chose ! Affreux et magnifique :D A peine deux heures après la rentrée, je me rencognais en salle de travail pour commenter un bout de Rabelais !
Allez, dîtes le que vous êtes jaloux T__T ( que j'y croie un peu moi-même )

( même que les kharrés sont totalement frappés et que les après-midi bizuths, je crois qu'à l'avenir je vais les éviter T__T La curiosité professionelle a ses limites ! )

Hors cette année qui s'annonce rude, j'ai passé un très chouette week-end à Paris, chez Marie-Aude, dont une merveilleuse soirée au café Procope, sous l'oeil bienveillant de Voltaire, Piron, Mirabeau et Benjamin Franklin, et surtout en compagnie de mes collègues de Dialogus. Pour les photos et autres commentaires, je vous renvoie au blog d' Arthur R. et à celui de Gandhi, aux entrées du 2 ou du 4 septembre ^o^ Ce fut très chouette, un peu surréaliste, mais inoubliable ! ( mention spéciale à Sacha Guitry, qui nous a tous fait mourir de rire :D )

Sur ce, avant d'essayer de récupérer un peu, je vous livre un petit texte écrit il y a quelque temps, un peu bancal, mais bourré de souvenirs^^

Plume à la main

Un reflet dans la vitre. J’écris à la fenêtre, j’écris une fenêtre. La main paraît petite qui tient la plume bâtisseuse de légendes. La pointe ne brille pas, noire d’encre. Les reflets se noient dans le blanc du papier, qui bientôt disparaît sous le coup des mots. La page, peu à peu, se remplit. La main s’agite sur la vitre, le profil de l’auteur est invisible, seule la quenouille qu’il tient se montre, dévidant peu à peu le long fil d’encre qui tissera le poème.
Et bientôt, très bientôt, lorsque tout sera brodé, on oubliera la quenouille, on oubliera la trame, on félicitera la main selon qu’elle aura su ne pas s’oublier elle-même dans sa propre tapisserie.
Blanc d’encre qui prend vie.
Page qui se remplit.
Reflet qui ne se contemple pas, plus, plus besoin.
Plume à la main, beauté du geste, les auteurs ont du panache, les pointes voltigent. Ils ouvrent leurs lignes au monde. La ligne fait des petits. Dans la vitre, le tiers qui se penche pour observer le reflet du travail invisible voit comme une épée, qui frappe de taille et d’estoc le long du quadrillage du papier. Le poète pourfend la chair du silence pour mettre au jour la magnificence de l’inutile.
A côté du sculpteur de langue, une autre ombre se reflète à son insu. Un artiste, qui cherche la route du ciel avec son crayon. Le bois taille un pont, le pinceau résonne de concert avec la plume.
Les deux mains se reflètent dans la vitre. Côte à côte, seules dans leur quête commune.
Ils s’admirent, ils vivent.
L’encre continue de couler.
S’arrêtera-t-elle un jour ?
Lorsque les mains cesseront de s’agiter, lorsque les plumes se tariront, le monde mourra de faim.
Il s’éteindra douloureusement, comme après avoir perdu son sang.
Si vous ouvrez un livre, si vous riez devant un tableau, pensez aux mains, pensez au monde, pensez au sang porteur de vie.
Dans la vitre, le reflet est toujours là. Personne ne le voit, mais quel sourire à ses lèvres !
 
Andromède/ Emmanuelle B.
07/12/2006

PS : Les kharrés et les cubes de Châtelet, ils sont décidément très très totalement jetés ! J'ai plus de voix, et encore moins de dos T__T

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Andromède 07/09/2007 22:38

Lilou et Mery : Merci à vous deux !! ;)

Meresankh 05/09/2007 11:27

(pas mal, d'Artagnan en bretelles XD)
...eh beh... la vie intense, quoi ^_^;;;; bon courage et profites bien :D

lilou 04/09/2007 21:08

Oué, mais non, mais quelle idée de faire une prépa, aussi?! XD

Ceci dit, je te souhaite tout plein de réussite!