Bonne apathie. Euh... Au secours ?

Publié le par Andromède

L'appel au secours a quelque chose de profondément pathétique en soi, n'est-ce pas, mais je crois que dans ma situation, cela devient carrément absurde. Deux mois que je larve misérablement, sans toucher à mon stylo ou à mon clavier autrement que pour les cours, sans la moindre envie d'écrire d'ailleurs. Je crois bien que mon imagination a décidé que les Muses du Chapeau à Plumes ne payaient plus assez bien, et elle a décidé d'aller se prostituer ailleurs.

 

Chez les vieux clients, notamment. Harry Potter, Les Chevaliers du zodiaque, Ewilan et compagnie... Bref, toutes les amours de jeunesse avec lesquelles je croyais avoir définitivement coupé les ponts. Mais apparemment non, puisque je me suis encore laissée avoir, même après ma bonne résolution de la dernière fois. Et la preuve, c'est que je déserte un peu partout : forums, blogs, en particulier celui-ci... En somme, et pour une fois, la crise d'imagination va de paire avec la crise de sociabilité, et je ne sais pas du tout ce que je dois en penser.

 

Et à côté de tout cela, les cours, les notes, les profs, les copains... et elle, Marie. Je doute que mes problèmes relationnels avec Mlles Calliope, Clio, Polymnie et autres aient un quelconque rapport avec ses bras et ses lèvres qui ont délibérémment choisi de m'attraper, et au fait que je me sois laissée faire sans me poser de questions, ou presque, tellement cela me paraissait naturel. Mais le fait est que ni elle ni moi n'écrivons plus... Ce qui commence à me laisser comme un léger arrière-goût de panique à chaque fois que mes yeux tombent sur la petite icône "Word".

 

Mars 2008... Bientôt deux ans et demi que le mot "Miroir" s'est imposé à mon esprit comme pierre d'angle de mon premier vrai roman. Deux ans et demi de cogitations, interrompues par une seule vraie coupure... Celle durant laquelle j'avais écrit Une fenêtre sur le passé. En somme, le petit sorcier binoclard est le seul qui soit jamais parvenu à m'arracher à mes personnages.

 

D'où mon sentiment de panique. Et le pire, je crois, c'est que je suis très loin d'essayer assez fort de retourner sur le pont de l'Aïcha plutôt que de me remettre à errer dans les couloirs de Poudlard. Et ça, c'est vraiment très très très mauvais.

 

D'où l'appel au secours du titre, qui n'était qu'à moitié ironique.

 

Au secours ?

 

Je savais que j'avais besoin d'une pause, mais si ce doit être à ce prix là, je ne sais pas si je vais l'accepter. Ma fainéantise naturelle et mon besoin profond de vacances intellectuelles dominent le ring, pour le moment, même si quelques bonnes nouvelles m'ont beaucoup aidée à lutter contre l'apathie, dans tous les sens du terme. La publication prochaine de Gaby ( que je ne cesserais jamais assez de féliciter ♥ ), la lettre de Lo' ( qui m'a fait prendre conscience d'à quel point je pouvais être nulle, des fois, mais qui m'a fait énormément de bien ), le retour sur la toile de Fajardie ( Alleluia, il n'est pas mort ! ), le fait que pour la première fois depuis longtemps je côtoie chaque jour des gens qui ne savent pas passer plus d'un quart d'heure sans faire rire tout le monde... Bref, la vie autour de moi va bien, mais comme d'habitude, rien n'est parfait.

 

 Peut-être que je devrais me forcer ? Peut-être même que si je m'obligeais -en dehors des obligations scolaires qui bouffent la majeure partie de mon temps- à redevenir sociable "sur la toile", ne serait-ce qu'en m'occupant un peu plus de ce blog ( qui commence à devenir franchement sinistre ), je pourrais forcer mon imagination à redevenir une femme fidèle ?

 

Mouais...

 

On va essayer. Parce que l'apathie, ça va bien un moment, mais à force, c'est presque aussi fatiguant que la prépa. Et niveau fatigue, je crois que j'ai déjà mon compte, merci.

 

Yapluka, alors...

 

=.=°

 

PS : Eh ben, pour un blog qui n'a pas vocation à parler de vie personnelle... *rolleyes*

 

PPS : Aaaaaaah, Vilya vient de m'envoyer un mail, il m'a créé une galerie particulière sur son site ! Mes gribouillis à moi, exposés avec les chefs d'oeuvres des autres... Bouh, trop flattée je suis ^^;;;;;;;;; XD

 

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Andromède 24/03/2008 20:41

Je crois que ta minute psychologue est concluante : effectivement, mes activités officielles *regard noir à la prépa* jouent aussi beaucoup. De fait, quand on passe son temps à écrire, mais pour prendre des notes et éllaborer des dissertations, on a forcément la plume qui s'engourdit et qui prend de mauvaises habitudes... et puis il y a aussi le fait qu'on soit constamment plongés dans l'oeuvre des plus Grands. Ca non plus, ça n'aide pas... Cela dit, je suis d'accord avec toi, et je vais tâcher d'y aller petit à petit, comme tu dis. La crise va bien finir par passer... du moins j'espère ;)

Dans tous les cas, merci beaucoup :))))

Luminelya 24/03/2008 11:03

On dit qu'il est courant, pour ceux qui se plongent dans des études littéraires, d'ensuite avoir du mal à s'immerger dans leur propre imagination.
Je ne sais pas s'il s'agit vraiment du fond de ton problème, et je vais peut-être (voire sûrement) faire de la psychanalyse de comptoir, mais je me demande si ce n'est pas un peu ce qui transparaît dans ce goût pour la fanfiction qui revient... tandis que celui pour Miroir paraît s'estomper.
Je crois que la fanfiction, c'est avant tout de l'écriture dont la seule fin est le plaisir... Enfin, je ne sais pas si je m'explique bien, mais l'implication n'est pas la même lorsqu'on écrit sur l'univers d'autrui que lorsqu'on écrit sur le nôtre. Quelque part, écrire pour un projet personnel, un roman, dans le but déclaré ou rêvé de le faire publier, cela implique une autre démarche, une autre finalité de l'écriture – une autre forme de plaisir, mais aussi une certaine "responsabilité". Peut-être est-ce cela que tu fuis... Et peut-être est-ce parce que tes études sont, par ailleurs, particulièrement exigeantes.
Je pense que tu es entrée dans une sorte de cercle vicieux, où la culpabilité que tu ressens vis-à-vis d'un univers que tu as le sentiment de délaisser appelle la lassitude... et où la lassitude appelle nécessairement la culpabilité.
Je suis peut-être tout à fait à côté de la plaque, hein, mais il me semble que ce qu'il faut avant tout, c'est que tu te déculpabilises. Et, même si c'est dur, que tu arrêtes de penser en délais à tenir... Je comprends tout à fait ce que tu ressens sur ce point : moi-même je traîne, je lambine, et pourtant j'ai tellement de projets en attente... Eh bien, tant pis : il faut le temps qu'il faut.
Ce que tu pourrais peut-être faire, pour renouer doucement avec ton univers sans pour autant te mettre une pression désastreuse, ce serait peut-être d'adopter en ce qui le concerne une démarche parallèle à celles des fanfictions : écrire de petits textes indépendants du roman en lui-même, mettant en scène tes personnages dans des situations ou d'autres. Fais-toi plaisir avant tout ! Ce ne sera pas du temps perdu, puisque :
1) C'est toujours TON univers
2) Cela te permettra d'encore mieux cerner tes personnages
3) Ces scènes pourront toujours être réutilisées, réexploitées par la suite.
Voilà... C'étaient les conseils sans doute un peu piteux de Tata Lumi ^^°
J'aimerais vraiment pouvoir t'aider davantage, parce que, comme tu le sais, j'ai vraiment apprécié le bout de Miroir que tu m'avais envoyé =) Ne baisse pas les bras, surtout !

Andromède 23/03/2008 13:41

Oh, pour ce qui est de recommencer à en lire, ne t'inquiète pas, le pas est franchi depuis longtemps ^^;;; Non, le souci est beaucoup plus.... trivial que tout ça, à vrai dire. Je n'ai jamais été contre les pauses, et encore moins les fanfictions ( même si je n'en poste plus, si tu savais ce que je peux imaginer et parfois écrire de bêtises sur les univers que je traverse en parallèle à celui de Miroir... ).... Non, le problème vient de fait que lorsque je me plonge dans un univers, je le fait radicalement, sans possibilité de retour vers d'autres avant un très long moment, dont je ne connais absolument pas la durée. Or, jusqu'à présent, même s'ils étaient différents de celui de mon roman, les autres "mondes" dans lesquels je pouvais me plonger avaient tout de même un lien avec cet univers d'aventures historiques, de valeurs chevaleresques et autres chapeaux-à-plumeseries. Genre, l'univers de Zévaco, celui de la Révolution française, les Mousquetaires, tout ça... Donc ce n'était pas vraiment des changements d'univers majeurs. Mais ici, le problème est différent, parce qu'avec HP et cie, je replonge dans le monde la fantasy, de l'humanité donquichottisée à l'extrême, comme je l'appelle, c'est à dire d'un univers qui n'a plus rien à voir... et qui nécéssitera de couper complètement les ponts avec mon univers imaginaire original. Or, cela, je ne le veux pas, parce que je me suis fixée un délai impératif à respecter pour boucler Miroir, parce que je voudrais aussi passer à autre chose et ne pas passer ma vie sur ce foutu roman, parce que j'ai plein d'autres projets en tête, etc... Or, ce n'est pas en me coupant volontairement de cet univers imaginaire que j'y arriverais. Ce n'est plus seulement une question d'épanouissement larvesque et néanmoins divertissant, c'est une question de respect vis à vis de mes objectifs personnels... et aussi, parce que, je l'avoue, l'écriture me manque, et je serais tout à fait incapable de me remettre à écrire sur du HP. En lire et revâsser dessus, pas de problèmes, mais en écrire, non... Pas d'idées, pas de motivation... Bref, au bout du compte, j'y perdrais plus que j'y gagnerais.
Cela dit, tu as raison sur pas mal de point... La fanfic n'est pas du tout un mauvais exercice, au contraire, et comme je te l'ai dit, je n'y ai pas renoncé... seulement, quitte à parasiter, autant parasiter sur des choses qui me permettront d'avancer mes écrits originaux. Mais en même temps, brusquer l'imagination, c'est pas top... Alors en attendant, ben j'y vais doucement ;) Je continue à vagabonder discrètos sur feufeunet du côté HP, mais à côté de ça, j'essaie de ne pas me fermer aux autres univers et même, de me refamiliariser tout doucement avec. Et d'éviter de me poser trop de questions, puisque comme tu le dis, c'est aussi ça qui gêne aux entournures ;)

Dans tous les cas, merci beaucoup :))) Et t'inquiète pas, je ne suis pas là pour entendre ce que je veux entendre, mais bien pour écouter ce que les gens ont à me dire ;)

Gros câlins ♥ ♥ ♥

lilou 23/03/2008 10:22

Chère Dro...

Un bail que je ne suis pas venue ici, moi non plus, mais peu importe.

Quelque chose m'échappe dans ton post... Je peux tout à fait comprendre le manque d'envie d'écrire, l'imagination qui s'en va vers des ailleurs plus verts, la vraie vie qui prend le dessus, le besoin de repos mental, l'inquiétude quant aux bouderies nettiennes plus ou moins volontaires... Mais je ne comprends pas ce que tu trouves de mal à revenir vers la fanfiction. À recommencer à en lire ou à en écrire. Certes, tu considères ton roman comme primordial, et c'est légitime, parce que c'est ton vrai bébé, c'est toi qui as tout inventé, intrigue, univers, personnages, etc. Mais quoi? Tu as peur de le laisser tomber pour retourner définitivement dans la fanfic? Ça n'arrivera pas, tu es trop attachée à Miroir et à tout ce qui va avec. Tu y es si attachée que tu le finiras forcément, ce roman, que ce soit dans six mois ou dans deux ans. Tu veux retourner dans la fanfic? Eh bien vas-y, ne crache pas sur tes envies, même inconscientes et surtout dans cette thématique-là, parce que c'est mauvais. Sinon, à force de contraintes, tu seras totalement coincée. Retourne lire des fanfics, même une ou deux, d'auteurs que tu aimes ou que tu ne connais pas, pour te faire plaisir ou pour vérifier que ce monde n'est plus le tien. Tu veux en réécrire? Alleluia, ne te gêne pas, ça fera peut-être même revenir l'imagination, parce que te forcer à reprendre "Miroir" ne t'apportera de la frustration. Suis ton instinct (et ton karma, hahaha), et ne te pose pas tant de questions.

Parce que c'est en t'en posant trop que tu te retrouves si gênée, je te jure.

Je suis peut-être un peu dure, peut-être que je ne te dis pas ce qu'il faut ou ce que tu as envie d'entendre, mais ce n'est que mon avis. À toi d'en faire ce que tu souhaites. Le suivre, ou en faire une boulette de papier et le manger.